‹ Chants populaires de la Grèce moderneChapitre 89 sur 194 · OI ΔΥΟ ΑΔΕΛΦΟΙ · texte numérisé non relu

OI ΔΥΟ ΑΔΕΛΦΟΙ

Πραγματευτὴς κατέθαινεν ἀπὸ τὰ χορφοθούνια - Σέρνει μουλάρια δώδεκα, καὶ µούλαις δεκαπέντε. Καὶ χλέφτες τὸν ἀπάντησαν καταμεσῆς τοῦ δρόμου, KL’ ἔπιασαν τὰ µουλάριατου, γιὰ νὰ τὰ ξεφορτώσουν : Na ἰδοῦν, μὴν ἔχη σιρμαγὲ κρυμμµένον 'σ τὰ 4αχκιά του) Κ᾿ αὐτὸς τοὺς παρακάλεσε νὰ μὴ τὰ ξεφορτώσουν. « ἄχ] μὴ τὰ ξεφορτόνετε τὰ ἕρημα μουλάρια !

» Τὶ αάπηχαν τὰ στήθια µου, φορτῶντας, ξεφορτῶντας. .- Κ’ 6 χαπετάνος θύμωσε, στέχδται χαὶ τοῦ λέγει « Ἰδὲς τοῦ σχύλλου τὸν υἱὸν, τῆς χούρθας τὸ χοπέλι » Av χλαίει τὴν ζωΐτσαν του, μὸν χλαίει τὰ μουλάρια. » Ποῦ εἶστε, παλληκάρια µου; φώναζ ὁ χαπετάνος" » Βαρεῖτέ τον μιὰν μαχαιριὰν, σ τὸν τόπον ν ἀπομείνη. "— Κ᾿ αὐτοὶ τὸν ἐλυπήθηχαν, ὅτ ἦταν ἀνδρειωμένος. Κ’ 6 καπετάνος χύθηκε σὰν +’ ἄγριον λεοντάρι,

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LES DEUX FRÈRES

Un marchand descendait du haut des montagnes; — il conduit douze mulets et quinze mules. — Des voleurs le rencontrent au milieu du chemin ; — ils arrêtent ses mulets pour les décharger, — et voir s’il n’a pas de l'argent caché dans ses sacs. — Mais lui les conjure de ne pas les décharger: —« Ah! ne les déçchargez pas, ces malheureux mulets; — car j'ai la poitrine ulcérée, à force de les charger et décharger. » — Le capitaine alors se courrouce ; il s'arrête et dit : — « Voyez donc ce fils de chien, cet enfant de catin ,—- qui ne plaint point sa propre vie, qui πο plaint que ses mulets! — Où êtes-vous, mes braves? crie ensuite le capitaine ;—allongez-lui un coup de poignard, (dont) il reste sur la place.» — Et les voleurs avaient compassion du marchand, parce qu’il était brave. — Mais le capitaine fond (sur lui) comme un lion sauvage; — il tire son poignard, et l'en frappe au côté. — (Le marchand) soupire profondément , et s'écrie aussi haut qu'il peut: — « Où es-tu, mon père, pour me voir? Où es-tu, ma mére, pour

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« Tia! πάρε τὰ μουλάρια µας, σύρε τα τοῦ χυρῆμας "-----a Καὶ πῶς νὰ πῶ τὸν κύρην µας, πῶς τὴν πικρήνµας µάνναν,

LES DEUX FRÈRES. 123

me pleurer ? »— « D'où est ta mére? je lui écrirai une lettre. » — « Ma mère est de l’Arta; mon père est de Crète; — et j'avais un frère ainé qui s’est fait voleur. » — Le capitaine frissonne; il le prend dans ses bras; — dans ses bras il l’enlève et le porte aux médecins : — « O vous, qui avez guéri des hommes poignardés, des hommes tailladés, — guérissez aussi ce jeune homme ; il est mon frère. » — «Nous avons guéri des hommes poignardés, des hommes tailladés; — mais des coups de poignard comme celui-là, personne ne les guérit.» — Et (le marchand) priait son frère de prendre les mulets : — «Va, prends nos mulets et conduisles à notre père.» — «Ah! comment le dire à mon père? comment le dire à ma pauvre mére?— j'ai tué mon frere; et (voici) ses mulets que j'ai pris!»

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