‹ Chants populaires de la Grèce moderne, réunis, classés et traduitsChapitre 108 sur 187 · LE SERVITEUR MÉCONTENT · texte numérisé non relu

LE SERVITEUR MÉCONTENT

Je suis un enfant orphelin, un enfant orphelin; j'avais pour mère une veuve, nourrice d'une Domnitza^..

Elle me mit d'abord dans la maison et aux gages d'une demoiselle ;

Je passai ensuite au service d'une dame avec laquelle je tombai d'accord de mes gages.

Je la servis douze ans, oui, douze ans, ma mère; et la treizième année, je lui demandai mon compte.

« Donnez-moi mon compte, madame, et le prix de mon « service ; car je n'y puis plus tenir. »

Il faut lui porter pendant tout l'hiver de l'eau froide de la fontaine du Pacha. (Qui donc s'est avisé de construire cette fontaine?)

Il me faut lui laver les pieds, ses pieds décharnés, dans un bassin d'or. (Que la terre noire les dessèche ! )

11 me faut étendre deux lits, deux matelas et deux draps blancs. (Que deux cadavres y couchent!)

* Domnitza, litre qu'on donne, à Conslanlinople, aux (illes d'une princesse jrrecque , Domna.

PAPPANTOMS

Dans le jardin de TAga, il y a un rossignol qui chante ainsi pour Pappanlonis :

« Je vous l'ai dit, mère, mariez-moi ; donnez-moi un « maître au logis. Ne me donnez pas un vieillard, vous vous u en repentiriez ; car un vieillard regarde à tout. Où est la « farine ? où est le sel? où sont les œufs de la semaine, et « ce qui reste du souper ? — Que sont les amusements « d'un vieillard? comme des oignons cuits à l'eau. Et « leurs mignardises? comme des épinards bouillis. — Que (( sont les cajoleries d'un jeune homme? Ce sont de vraies « noix muscades. »

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