CHA^T DE L'ENFANCE
Il était un vieillard, lequel avait un coq qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.
Survint le renard, lequel mangea le coq, Qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.
Survint le chien, lequel mangea le renard qui avait mangé le coq,
Qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.
Le hâton tombe et tue le chien, lequel avait mangé le renard, qui avait mangé le coq,
Qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.
Survint un poêle, lequel brûla le bâton qui avait tué le chien, lequel avait mangé le renard, qui avait mangé le coq,'
Qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.
Survint le fleuve, lequel éteignit le poêle qui avait brûlé le bâton, qui avait tué le chien, lequel avait mangé le renard qui avait mangé le coq.
Qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.
Survint le bœuf, lequel but le fleuve qui avait éteint le
CllA^^TS DES .NOURRICES. '227
poélo, lequel brûla le bâton qui avait tué le chien, lequel avait mangé le renard qui avait mangé le coq, Qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.
Survint le loup, lequel égorgea le bœuf qui avait bu le fleuve, qui avait éteint le poêle, lequel brûla le bâton qui avait tué le chien, lequel avait mangé le renard qui avait mangé le coq,
Qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.
Survint le berger, lequel tua le loup qui avait égorgé le bœuf, lequel but le fleuve qui avait éteint le poêle, lequel brûla le bâton qui avait tué le chien, lequel avait mangé le renard qui avait mangé le coq,
Qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.
Puis vint la peste, laquelle emporta,
Le berger qui avait tué le loup,
Qui avait égorgé le bœuf,
Qui avait bu le fleuve.
Qui avait éteint le poêle.
Qui avait brûlé le bâton,
Qui avait tué le chien,
Qui avait mangé le renard,
Qui avait mangé le coq,
Qui chantait et réveillait le vieillard solitaire.