LXXXVIII
Les fils des hommes sages
Font leur cuisine avant d'avoir' faim.
Si un jeune homme t'aide dans tes amours, C'est qu'il travaille pour lui.
Il ne vient pas de domiea, Mais il arrive de prenez.
Pourvu qu'on m'appelle femme de vayvode Je consens à mourir de faim.
Le mendiant n'a rien de bon, Pas même la parole.
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Dans la maison du pendu Ne pensez jamais à la corde.
Do pain nous n'avons un morceau, Et notre chatte a du gâteau.
Un vaut mieux, quand il est là, Que dix s'il faut les attendre.
Par dehors c'est une poupée, Par dedans c'est un fléau.
Les uns sèment et moissonnent, Les autres mangent et ne font rien
X'CYIIT
Le plaisir des menteurs N'est pas de longue durée.
Ta robe était déjà déchirée, Avant que ton mari ne l'eiil payée.
* C'est là ce que me disait, à Sicyone,un Albanais rapproché de moî, comme il regardait mon janissaire allablé auprès de son pilaw, et en se servant d'un lan<rage que ne pouvait comprendre celui-ci.
5<8 rr,ovE?,r,F,s. adages.
La parole retourne l'esprit Comme le vent le courant.
La dame possède la maison, Et la servante tient les clefs.
Si vous renvoyez à la mer,
Il n'y saura pas trouver de l'eau.
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On le miel sur les lèvres, Ou la main dans la poche.
Il est aveugle, et pourtanC Il a besoin de la lampe.
Nourrissez le loup pendant l'hiver, Pour qu'il vous dévore au printemps.
Le soleil et l'amour Brûlent seuls sans fiuut e.
P ROY FF. p. ES. ADAGES. r>10
Le cheveu même a son ombre.
Et la terre a des oreilles.
Il vaut mieux êlre maître d'un sou, Qu'esclave de deux.
11 bâtit un moulin, Et n'a pas d'eau.
Plus le navire est grand Plus il donne de souci.
Sommeil vaut mieux que repas, Et souvent il en lient lieu.
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Il me lapide Avec mes pierres.
P(?lit hameçon Prend grnnd poisson.
m PROVERBES. ADAGES.
Un homme jeune qui ment, Devient voleur en vieillissant.
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Tous les doigts d'une même main^ Ne sont pas égaux.
Une main lave l'autre,
Et toutes les deux le visage.
Quand chante la perdrix.
Elle indique son nid.
L'eau qui tombe lentement l'erceun roc mieux qu'une cascade.
L'œil du maître Engraisse le chevaL
Il veut prendre des anguilles, Et ne fait que troubler l'eau.
Dans le pays des méchants, Il n'y a que de mauvais juges.
Les Sciotes sont des fous,
Ou plus, ou moins, ils le sont tous.
Si vous crachez contre le ciel, Cela vous retombe sur le nez.
Que veux -tu faire d'un verre en or, Puisqu'il t'est défendu de boire?
Le même qui souffle pour refroidir, Souffle aussi pour réchauffer.
Il faut trois jours pour crier au miracle, Et trois jours pour l'oublier.
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1/ étranger à la maison
S'y repose et n'est bon à rien.
Chaque obstacle à son bon côté, Il ne faut que savoir le prendre '.
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Au puissant connne au voleur Tout le monde est débiteur -.
L'aveugle cherche des aiguilles dans le pailler, Kt le manchot fait des corbeilles pour les mettre.
Quand le sage se laisse railler.
On ne le raille pas pour rien.
* Telle était la morale du chef du village de Carvathi qui me i-cçut sur les décombres de Mycènes. Je lui dois plusieurs de ces adages qui ont particulièrement cours en Morée. (Voir mes Souvenirs de l'Orient ; t. II, p. 41-2.1
- Cet adage m'est venu d'un cultivateur grec chez lequel, pendant mon voyage en Thrace, je logeais un soir d'hiver, à Mahala, bourgade située au pied des monts Ganées ; il se plaignait de l'impôt, et essayait de s'en consoler en répétant cette malice proverbiale.
PUOVERUES. ADAGES.
CXXXÎ I
iMieux vaut frère dans l'église, Que compagnon aux festins.