LE DEPART
TK.VDLIT DE M. FRA.NZEN.
Tu par?. Au bord des flots je m'arrête et soupire , Je te regarde eucor. Je serai seid demain Pour 1-i dernière fois, mmlre in ji ton >ourire; Pour la dernière fois, oh 1 donne iT;oi ta main!
C'en est fait à présont de ces heures de joie Où ta porte m'était ouverie chaque jour, Où le frôlement seul de ta robe de soie 3Ie faisait tressaillir et palpiter d'amour.
Les fleurs de (0:1 salon, souvent dans ton absence, Me disaient je ne sais quels mots mystérieux, Et tout seul à l'écart j'attendais en silence Le bonheur de te voir apparaître à mes yeux.
C'en est fait à présent. De ta voix entraînante Je ne dois plus ehcrcher les chants harmonieux, ISi m'as?eoir prés de toi , ni de ma bouche errante Effleurer en tremblant tes boucles de cheveux.
Adieu! laisse-moi prendre un seul baiser de frère : Ce sera le premier, ce sera le dernier. Une larme furtive a mouillé ta paupière; Dans ce baiser d'adieu laisse-moi l'essuyer.
iMiivTioNS E.\ m;us. 321
Oue ta fiiinille approche et qu'elle me pardtjnnc! Mon amour résigne ne garde [loiiit d'espoir. Comme un enfant timide, au sort je m'abandonne; Je sais que je ne dois plus jamais te revoir.
Adieu donc , et de loin pense à celui ([ui t'.iime. 3Iais non ! garde à jamais le repos de ton cœur. J'emporte mes regrets au dedans de moi-même. Les regrets de l'amour sont encore un bonheur.