LU INTRODUCTION
bon conteur comme on cite parmi nous un jeune premier ou un père noble. Leurs chants tratliliounels n'ont pas moins d'importance. Les uns sont purement lyriques; on les chante sur une mélodie simple , dont chacun répète le refrain ; d'autres sont dialogues ; et , par le fait qu'ils racontent, par la forme que le poète leur a donnée, ils ressemblent à dos scènes de tragédie. Le plus souvent cependant ces chants ont le caractère épique. Ce sont des pages détachées d'une longue histoire , des fragments de la vie morale, de la vie belliqueuse de tout un peuple. Il ne manque qu'un Homère pour en faire une Iliade.
Dans leur poésie populaire , les Suédois ont de plus que les Danois un chant particulier connu sous le nom de iek. C'est celui-là surtout qui présente des intentions de jeu scénique. Le Iek n'est parfois qu'un morceau fort court, destiné seulement à rassembler plusieurs personnages et h peindre diverses situations. C'est une espèce de Hbrctto complété par la danse, par la pantomime , par la musique. Une société suédoise le prend et se distribue les rôles. Chacun est acteur dans cette comédie de famille , car ceux qui n'ont point de part au dialogue s'associent au chœur qui répète le refrain du Iek ou aux danses qui l'accompagnent. Quelques-unes de ces petites pièces sont d'une nature burlesque. Les jeunes gens les jouent en faisant diverses contorsions. D'autres ont un caractère licencieux. Dans les contrées du Midi , elles ne pourraient être représentées sans