LA JEUNE FILLE
Grand bien lui fasse ! grand bien lui fasse ! Mon fiancé vit encore. »
Les danseurs lui apprennent ensuite la mort de sa mère , de ses frères , de ses sœurs. La jeune fille, qui n'a qu'une seule pensée dans l'àme, se console do tout
LIV IMKODUCTIOA.
en disant : « Mou fiancé vit encore. » Les danseurs continuent leur chant et s'écrient :
« Je i'ai appris aujourd'hui , je l'ai appris hier : ton fiancé est mort ; il est dans le tombeau , belle Yendela. »
A ces mots , la jeune fille tombe sur sa chaise évanouie.
Les danseurs lui disent :
« Lève-toi , lève-toi , belle Vendcla ; ton père vit encore. »
La jeune fille , plongée dans la douleur , répond : « Grand bien lui fasse ! grand bien lui fasse ! Mais mon fiancé est mort. »
Les danseurs font ensuite revivre sa mère, ses frères, ses sœurs , et elle parle toujours de son fiancé.
Enfin les danseurs s'écrient : « Lève-toi , lève-toi , belle Vendcla , ton fiancé vit encore. »
La jeune fille se lève toute joyeuse , et chasse ceux qui l'ont aflligée K
Ces chants populaires de la Suède ont été , comme ceux du Danemark , composés à différentes époques.
' Nordem œldsta Skadespcl af J. Er. Rydqvist. Dans ce curieux traité sur les anciennes poésies dramatiques du nord , M. Rydqvist ne parle que de la Suède. Les mêmes chants mimiques existent eu l'inlande et en Islande. Ils existent encore dans plusieurs de nos provinces : en liretagne notamment et en Franclie-Comlc. .M Ciiarles Majjuin, dans son savant ouvrage sur les Origines du t lied Ire moderne, a démoutié <pie la Grèce et l'Italie avaient dos chants du mémo iieme.