‹ Chants populaires du NordChapitre 3 sur 110 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il y a deux poésies éclosos comme deux fleurs sur la même lige, coulant comme deux ruisseaux limpides el parfumés de la même source , enfanlées comme deux sœurs par la même nature idéale : c'est la poésie populaire et la poésie d'art. Par poésie populaire , nous n'entendons point parler de ces chansons triviales , de ces couplets grossiers qui accompagnent l'égarement de l'orgie à la halle ou à la taverne , et que la raison des gens du peuple même réprouve après l'heme de l'ivresse. Nous n'entendons point parler non plus de ces œuvres d'imitation que des écrivains plus ou moins habiles composent en vue du peuple , en cherchant à s'inspirer de sa pensée et à traduire ses impressions. Non , la poésie populaire proprement dite n'est ni le refrain brutal du carrefour, ni le chant factice élaboré dans le silence d'un salon ; c'est la voix même du peuple dans ses jours d'émoliou profonde, c'est le cliani (pii

Page 1