LE SOLDAT
Le bruit des tambours voilés résonne. Hélas ! quand serons-nous au lieu où il reposera dans son cercueil ? Il me semble que mon cœur va se briser.
Je n'avais dans le monde qu'un ami, et c'est lui que l'on mène à la mort avec des armes brillantes îi travers la rne î El moi, je suis de ceux qui le conduisent !
Pour la dernière fois il regarde le soleil de Dieu, jl est sur la place fatale, on lui bande les yeux. Seigneiu", prends pitié de son âme.
Neuf hommes dirigent leurs armes contre lui. Il y en a buit qui tirent à côié , la douleur fait trembler leurs mains ; moi seul je l'ai atteint juste au milieu du cneur.