PROJET DE VASE
CHAPU
ovoïde. Ses anses sont formées par deux inascarons anx(jnels se relient des enroulements de serpents dont les spirales viennent alllenrer l’orifice laqjement évasé. Tout antour de la panse court une légère théorie de nymphes, de tritons et d’Amours faisant cortège à une radieuse figure d’Amphitrite. De ce thème, hanal en apparence, ('.hapii a tin* un has-relief exquis. Aueune description ne saurait rendre la {ffâce onduleuse et libre avec laquelle les corps se contournent et s’enchevêtrent pour suivre, sans nuire à leur galbe, les eoutonrs fuyants du vase, iii exprimer le parfum d<; volupté discret qui émane de cette jolie composition. la’ génie de l’artiste, heureux de ii’être plus enfermé dans les limites d’un programme étroit, s’épanouit ici dans toute sa verve capricieuse. Il ne veut (pie charmer les yeux et y réussit im'rveillcusement.
M. de Rothschild jiqjea-t-il rpie ce vase, (pii primitivement devait être exécuté en pierre, ne se détacherait pas suffisamment sur la façade du monument? En trouva-t-il les détails trop fins pour être bien appi’éciés à la place qu’il lui destinait tout d’abord? Toujours est-il (pi’il renonça à son premiei’ projet. Pour déférer à scs désirs, Chapu exécuta pour lui une Amphitrite (pii, coulée eu bronze, domine aujourd’hui la fontaine. Oiiant an vase, exécuté en marbre et isolé sur un piédestal, il prit place dans une autre partie du parc.
Ces travaux semblent avoir été parmi ceux que Chapu exécuta avec le [)lus de plaisir. De tout temps, en effet, il avait eu pour les travaux décoratifs une prédilection mar- (piée. Il estimait qu’au lieu d’enfermer l’art du sculpteur dans les limites étroites du portrait ou de l’alhqjorie, il