‹ Chapu, sa vie et son œuvreChapitre 35 sur 66 · ACTE DE NAISSANCE DE CHAPU · texte numérisé non relu

ACTE DE NAISSANCE DE CHAPU

Extrait des registres de l’état civil de la commune de Mée.

L’an mil huit cent trente-trois, le lundi trente septembre, (piatre heures du soir, devant nous Denis-Alexandre ^ iard, adjoint de la commune de Mée, officier de l’état civil de ladite commune spécialement délégué à cet effet, est comparu le sieur Julien Chapu, cocher, âgé de vingt et un ans, demeurant au Mée, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né audit Mée, le 29 présent mois, à neuf heures du soir, de son légitime mariage avec Claire-Philippe Lecoq, sa femme, âgée de vingt-neuf ans, auquel enfant il a déclaré donner les prénoms de llenri-^Iichel-Antoine. Lesdites présentations et déclarations nous ont été faites en présence de Laurent Kerich, manouvrier, âgé de soixante-trois ans, et ThomasChapu,jardinier, âgéde trenteans, ce dernier oncle paternel de l’enfant, tous deux témoins majeuis demeurant au :Mée, lesquels ont, ainsi que le père de l’enfant, signé avec nous le présent acte après lecture faite, excepté Laurent Kerich, qui nous a déclaré ne savoir signer.

Signé : Thomas Chapu, Julien Ciiapu et Viard.

.1 Monsieur le préfet du département de Seine-et-Marne. Monsieur le Préfet,

Henri Chapu, né au Mée, près Melun, le 29 septembre 1833, a l’honneur de vous exposer qu’il se livre depuis trois ans à 1 étude de

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la sculpture; il est aujourd’hui élève de M. Pradier. Dans les années 1848, 1849 et 1850 il a obtenu dix médailles dont trois d'argent, la première en 1849, pour le premier prix de figure, les deux antres en 1850; l’une pour le premier grand prix de composition d’ornement à l’Ecole nationale de dessin, et l’antre à l’Académie des 15eanx-Arts.

Ces succès ont porté ses maîtres à lui conseiller de continuer une carrière dans laquelle ils le croient destiné à réussir.

51ais des obstacles se présentent à l’accomplissement de ses plus chers désirs. La très modique fortune de ses parents les empêchera de fournir plus longtemps à des dépenses qui augmentent à mesure qu’il avance dans ses études.

Il vous supplie donc, .Monsieur le Préfet, de lui accorder votre bienveillance pour l’aider à obtenir du conseil général un secours qui le mit à même de faire de nouveaux progrès par des études plus dispendieuses. Si vous daignez accueillir favorablement sa demande, il s’efforcera par son application de se rendre digne des encouragements qui lui auront été accordés ]>ar le département dont vous êtes le premier magistrat.

J’ai l’honneur, etc.

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