LA MÊME VOIX
Oui... oui... je vais les inviter tous...
Catherine, entrant dans le salon et posant son plateau sur un guéridon.
Tiens! c'est vrai!... puisque nos maîtres n'ysont pas, ce soir, nous pouvons bien prendre un peu de plaisir... (Elle sort une pipe et du tabac de sa poche.) Ça... c'est la pipe et le tabac de M. le comte... que j'ai apportés pour Victor... Ah! dame! s'il n'y avait pas quelques douceurs dans la vie des domestiques, on n'y tiendrait pas...
julina, passant la tête à la porte, à demi-voix.
On peut entrer ?
CATHERINE
Mais oui... mais oui... ne vous gênez donc pas, voyons; faites comme chezvous... Moi, je faiscomme chez moi, vous voyez... je reçois...
julina, s' asseyant sur un fauteuil.
Cela paraît bon de s'asseoir sur le fauteuil des maîtres... Ah ! ma chère, je n'en peux plus... victor, entrant.
Eh bien! Il y a donc grande réception, ce soir?
CATHERINE
Mais oui, mon brave monsieur Victor... Venez donc... nos maîtres devraient bien aller plus souvent à la campagne, qu'en dites-vous ? On serait plus heureux...
VICTOR
Ma foi, oui... {Tâtant ses poches.) Ah! sapristi, j'ai oublié mon tabac...
CATHERINE
Tenez, voici la pipe et le tabac de mon maître...
VICTOR
Ah! vous êtes gentille d'y avoir pensé... Il a de belles pipes, M. le comte... Figurez-vous que j'ai làhaut une douzaine de cigares... cristi!...
JULINA.
Qu'il vous a donnés ?
VICTOR
Vous plaisantez... Comme je suis son homme de confiance, quand il m'envoie lui en acheter... je commence par partager...
CATHERINE
Tiens! pardi... charité bien ordonnée...
paméla, entrant.
C'est-il vrai que vous offrez le thé?...
TOUS
Vous voyez... on régale!...
PAMÉLA
Ah! mais alors, vive la gaîté!
CATHERINE
Si nous dansions, pour cire tout à fait à hauteur.''
VICTOR
Tiens! c'est une idée... quand les chats n'y sont