ACTE DEUXIEME 3g
pas... les rats dansent... Au fait, je connais un pas de cavalier seul...
Il se met à danser.
JULINA.
Allez!... dansons!... dansons !... Tra... la... la... tra... la... la...
PAMÉLA
Allez !... au quadrille !... allez donc !... Moi je ferai l'homme qui manque, avec M. Victor...
Ils éclatent de rire.
CATHERINE
Au quadrille... au quadrille ! {Ils s'organisent.) Dites donc, Victor, vous rappelez-vous nos soirées au Pré-aux-Clercs, rue du Bac ?
VICTOR
Je vous crois...
TOUS
Allez!... en avant la musique !... en avant la musique!...
victor, se ravisant aussitôt.
Ah! diable ! c'est vrai, la musique.
CATHERINE, à JllUlia.
Savez-vous jouer du piano ?
JULINA.
Ma foi non! [A Paméla.) Et vous ?
PAMÉLA
Moi non plus ! (A Victor.) Et vous ?
VICTOR
Moi non plus!... (Ils vont reprendre leurs places.) Ah ! bien, tant pis, nous danserons une autre fois...
CATHERINE
Mais oui, mais oui; ce soir-là, nous nous paierons un pianiste...
JULINA.
Vous prendrez cela sur le marché...
CATHERINE
Ah! sur le marché, ça devient difficile, depuis quelque temps; voilà que madame ouvre l'œil...
JULINA.
Vous ne savez peut-être pas vous y prendre.
CATHERINE
Oh! ma petite, pour ce qui est de faire sauter l'ANSE du panier...
tous, riant.
Oh ! que si... elle doit s'y entendre...
PAMÉLA
Le fait est que les maîtres deviennent d'une avarice sordide.
CATHERINE
A qui le dites-vous ?
JULINA.
Figurez-vous que moi, — moi, qui suis chez madame de Senlis, comme femme de chambre, c'est à peine si j'ai obtenu soixante-dix francs par mois...
PAMÉLA
On en arrivera à nous offrir cinquante francs, comme aux filles qui viennent de la campagne.