Pistorius, Script. G^'rman., t. II, p
lait à la cour par l'élégance de son esprit et par Tautorité de ses conseils. Charlemagne n'avait pas de plus intime confident. Nous reparlerons de lui ; nous reproduirons tous les renseignements qui nous sont parvenus sur cet éminent personnage, dont l'influence fut très-considérable à la cour de Charlemagne : disons simplement ici qu'il avait l'esprit enjoué, les mœurs faciles, et s'abandonnait sans aucun scrupule à tous les caprices de son humeur. Alcuin noas le représente tout entier d'un seul trait. 11 paraît que l'on avait, à la cour de Charlemagne, le goût des spectacles. L'empereur, à qui sans doute on avait fait lire les déclamations des Pères sur ce divertissement profane , les interdit. C'est à ce propos que maître Alcuin écrit à un de ses amis : « Je crains bien qu'Homère ( Homère était le nom peu modeste qu'avait pris Angilbert parmi les docteurs de la cour), je crains bien qu'Homère ne s'emporte contre la charte qui défend les spectacles et toutes ces inventions diaboliques. Cependant les saintes Écritures les comprennent toutes dans la même prohibition \ »» Mais Angilbert avait un médiocre souci des saintes Écritures. Alors même qu'ayant reçu les ordres il attendait et devait attendre de la faveur du roi le don de quelque siège métropolitain % une passion