‹ Charles BarimoreChapitre 14 sur 23 · L'ATTENTE · texte numérisé non relu

L'ATTENTE

Attendre est une vive peine :

Moi, loin de l'objet de mes vœux.

J'attends qu'un soupir me ramène, J'attends qu'un mot me rende heureux.

J'attends qu'on me parle d'Isaure;

Et dans l'espoir

De la revoir, Toute la nuit j'attends l'aurore, Chaque matin j'attends le soir.

ROMANCES. uni

J'attends que sa bouche de rose Daigne m'accorder un baiser; J'attends, et cependant je n'ose En attendant pas même oser.

Alors tout me parle d'Isaure,

Et dans l'espoir

De la revoir, Toute la nuit j'attends l'aurore, Chaque matin j'attends le soir.

Entre l'attente et l'espérance, Il s'établit un doux accord ; Toutes deux combattent l'absence, Toutes deux me vengent du sort.

Toujours, partout j'attends Isaure;

Et dans l'espoir

De la revoir.

Toute la nuit j'attends l'aurore, Chaque matin j'attends le soir.

LA TOURTERELLE MESSAGERE,

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