‹ Charles BarimoreChapitre 18 sur 23 · LA PLAINTE DIRA · texte numérisé non relu

LA PLAINTE DIRA

A riMItfÉE^ DE BVRON.

Tout passe comme le nuage, Tout arrive au champ du repos ; Que reste-t-il après l'orage?

Un triste et funèbre cahos.

Le souffle impétueux d'Eole Emporte la fleur du matin ; On encense aujourd'hui l'idole Que le fer brisera demain.

Comme une brillante, étincelle, La beauté s'évapore, hélas !

Et souvent plus rapide qu'elle.

L'oubli marche devant ses pas.

On perd sa plus douce chimère Avec son plus cher souvenir , L'espoir fuit d'une aile légère Et désenchante l'avenir.

Je suis seule sur le rivage Où j'écoutai ses vains serments ; Rien n'est changé, car mon visage Eblouirait d'autres amants :

Ce même écho sut ma tendresse ; Un jour aussi beau nous a lui Quand il partagea mon ivresse ; Hélas! rien n'est changé que lui.

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