‹ Charles BarimoreChapitre 17 sur 23 · LE PARIA DE BENGALORE · texte numérisé non relu

LE PARIA DE BENGALORE

Un paria, non loin de Bengalore, Errait la nuit rêvant ù son malheur; (Juand la clarté de la naissante aurore Vint lui montrer un objet enchanteur.

C'est de Brama la fdlela plus belle.

Près d'un tombeau que lui marqua le sort. Là, dans trois jours, cette veuve fidèle Reposera du sommeil de la mort.

ROMANCES. '2m

Comme un palmier qui, courbant sa couronne. Ouvre sa fleur aux zéphirs du printemps, Le paria soupire et s'abandonne Au trouble heureux, charme de nos beaux ans. Ce fils obscur d'une caste avilie, D'aucune loi ne craint plus la rigueur; Il se prosterne, et son front s'humilie Devant la veuve idole de son cœur.

Quoi! lui dit-il , rose qui viens d'éclore, Tu veux mourir à ton premier matin ?

Suis ton esclave, il en est temps encore, Et le désert t'offre un nouveau destin. Il répéta sa touchante prière.

On le suivit : les sables de Lahor Ont entendu le couple solitaire Bénir l'amour, la nature et le sort.

Page 1