‹ Charles Baudelaire, étude biographique. Rev. et mise à jourChapitre 25 sur 38 · NOUVELLE REVUE DE PARIS · texte numérisé non relu

NOUVELLE REVUE DE PARIS

Direction 19, rue des Saints-Pères.

« Mon cher Baudelaire,

» C'est vraiment de la Revue de Paris que je prends le commandement en chef et c'est elle que j'essaye de •conserver à la littérature malgré vent et marées.

)) Il me faudrait vingt pages pour vous raconter l'histoire de cette' aventure et je vous prie de m'excuser si je passe outre (sic ayant à faire face au passé, au présent et à l'avenir de ce recueil à la fois malade et vivace, qui me prend tout mon temps et me donne mille soucis.

» Vous recevrez dimanche notre numéro et vous

errez combien il est urgent que vous vous remettiez mx petits poèmes.

» Je ne vous fixe ni jour ni place : envoyez-nous le plus que vous pourrez et le plus tôt possible.

» Quant à Lemer, je l'ai vu et voici ce qu'il m'a dit : il est tout à votre disposition mais il attend de vous une lettre très explicative sur ce que vous pouvez avoir à lui demander : il n'a pas été question de lui, et il ne m'a paru élever aucune prétention personnelle.

» A vous de cœur. »

[i86i] « Mon cher ami,

» Je vous remercie de tout cœur ; vous me rendez un véritable service par ce bel envoi (1).

» Quant à vous envoyer des épreuves, c'est chose fort difficile pour nous qui paraissons tous les dimanches et dont le tirage se fait le vendredi. Voulez-vous vous en rapporter à nous pour le soin rigoureux et le respect absolu :> J'ai mes timidités, comme vous le devinez si bien, mais vous savez pourtant quejemets avant tout le respect de la personnalité artistique. J'ose croire que vous serez content de nous.

n J'attends avec impatience les envois nouveaux que vous m'annoncez : vous m'avez mis l'eau à la bouche,

(1) La Revue de Paris publia le Spleen de Paris, deuxième série des petits poèmes en prose, dans son numéro du 2 5 décembre 1864.

OQO CHARLES BAUDELAIRE

j'imagine que ce n'est pas pour me laisser le bec dans l'eau.

)) A vous de cœur.

» Hexry de la Madelène. »

« A quand votre retour? »

lettres d'édouard manet (i)

Paris, 7 mars (i865 ?).

« Mon cher ami, il y a bien longtemps que vous ne m'avez donné de vos nouvelles ; dites-moi donc sans trop tarder comment vous vous portez et ce que vous devenez. — J'attends toujours le livre que vous m'aviez annoncé, l'eau me venait à la bouche de lire de vous quelque chose de nouveau.

» J'ai envoyé à l'exposition deux tableaux ; je compte en faire faire des photographies et vous en envoyer. Un portrait de Rouvière dans le rôle d'Hamlet, que j'appelle l'acteur tragique pour éviter la critique des gens qui ne le trouveraient pas ressemblant, — et un fifre de voltigeurs de la garde ; mais il faut voir les tableaux pour s'en faire une juste idée.

» Mme Meurice me charge de vous dire bien des choses de sa part et voudrait bien une lettre de vous. Son portrait par Bracquemond va figurer à l'Exposition.

» Adieu, mon cher Baudelaire, nous vous envoyons

(i) Communiquées par M. Albert Ancelle.

tous nos amitiés et voudrions bien vous voir de retour

» Tout à vous. »

Paris.

« Je voudrais bien vous avoir ici, mon cher. Baudelaire, les injures pleuvent sur moi comme grêle, je ne m'étais pas encore trouvé à pareille fête. Du reste Yernet vous racontera cela ; il a envo) é deux remarquables tableaux qui sont très appréciés.

» J'aurais voulu avoir votre jugement sain sur mes tableaux, car tous ces cris agacent, et il est évident qu'il y a quelqu'un qui se trompe. Fantin a été charmant ; il me défend avec d'autant plus de mérite que son tableau de cette année, quoique plein d'excellentes choses, fait moins d'effet que celui de l'année dernière il le sait du reste .

» Votre séjour prolongé là-bas doit bien vous fatiguer, j'ai hâte de vous voir revenir, c'est du reste le désir de tous vos amis ici.

» Les affaires entamées avec Lemer marchent elles? J'aimerais que nos journaux ou revues nous servent plus souvent quelque chose de vous, des vers, par exemple, vous devez en avoir fait depuis un an.

» A Londres, l'Académie m'a refusé deux tableaux.

» Adieu, mon cher ami, je vous serre la main.

» Je vous envoie la Rapsodie de Listz, que vous m'aviez demandée autrefois, je l'aurais fait, il y a

SÇ)2 CHARLES BAUDELAIRE

longtemps déjà, mais ma femme l'avait prêtée et la personne qui l'avait ne pouvait remettre la main dessus, enfin la voilà. »

Château de Parrc, jeudi i/\ septembre.

ti Mou cher Baudelaire, j'arrive hier seulement de Madrid, et ma femme vient de me donner votre lettre.

» Quel ennui vraiment que vos aflaires ne se terminent pas, je vous vois retenu indéfiniment là-bas et j'ai bien peur que l'affaire Garnier-Lemer ne rate encore. Elle traîne bien en longueur ; je ne pense pas être à Paris avant la fin de septembre, j'ai besoin de me reposer ici de mon voyage qui a été très rapide et fatigant. Je ne peux malheureusement pas me rendre possesseur de votre portrait par Courbet et je le regrette fort, mais il me semble que Lejosne est en position et serait en goût de le faire ; je lui en parlerais certainement si j'étais à Paris et je vous conseillerais de lui en écrire (i).

» Enfin, mon cher, je connais Vélasquez et vous déclare que c'est le plus grand peintre qu'il y ait jamais eu; j'ai vu à Madrid trente à quarante toiles de lui, portraits ou tableaux, qui sont tous des chefsdVpuvre. Il vaut plus que sa réputation, et à lui seul vaut la fatigue et les déboires impossibles à éviter dans un voyage en Espagne. J'ai vu de Goya des

(i) Y. une note de Y Elude biographique, p. i3i-i32.

ï>'DI<

choses très intéressantes, quelques-unes fort belles, entre autres un portrait de la duchesse d'Àlbe en costume de majo d'un charme inouï.

» Un des plus beaux, des plus curieux et des plus terribles spectacles que l'on puisse voir, c'est une course de taureaux. J'espère à mon retour mettre sur la toile l'aspect brillant, papillotant et en même temps dramatique de la Corrida à laquelle j'ai assisté. Et le Prado, où se trouvent réunies tous les soirs les plus jolies femmes de Madrid, toutes coiffées delà mantille.

» Mais si l'on trouve en ce pays de grands plaisirs pour les yeux, on y a l'estomac à la torture. Quand on se met à table, on a plutôt envie de vomir que de manger. — J'ai dû partir seul après avoir attendu Stevens et Champfleury, encore deux êtres sur lesquels je ne compterais pas à l'avenir, même pour traverser le boulevard.

» Adieu, mon cher Baudelaire, mille amitiés et croyez-moi, vos affaires ne seront jamais bien faites que par vous, ne comptez pas sur les autres. Il ne peut rien vous arriver d'heureux tant que vous serez clans ce sacré pays.

» Tout à vous. ))

« Voilà mon adresse au château de Parré, chez M. Fournier, par Sillé-le-Guillaume ^Sarthe). »

Paris i865.

a Mon cher ami, me voilà de retour à Paris depuis quelque temps déjà et j'ai payé mon tribut à l'épidé-

3f)4 CHARLES BAUDELAIRE

mie régnante ; les miens heureusement se portent bien. Il v a longtemps que vous ne m'avez donne de vos nouvelles, j'ai essaye plusieurs fois de voir Lcmcr, mais il est impossible de mettre la main dessus. 1 at-il du nouveau de ce côté? J'ai appris avec plaisir que Victor lïugo ne pouvait plus se passer de vous ; cela ne m'étonne pas, il doit trouver plus d'attraits en la compagnie d'un homme comme vous qu'en celle des fanatiques qui l'entourent d'ordinaire. Ne pourraitil pas vous faire traiter avec ses éditeurs ?

» Je ne doute pas que vous ne désiriez revenir le plus tôt possible à Paris et fais des vœux pour que vous ne recommenciez pas Tannée 1866 à Bruxelles.

» A bientôt donc, mon cher ami, je vous serre la main et suis tout à vous,

» Ed. Maxet (i). »

lettres de m. catulle merdes (.%)

Paris, 22 août i863.

« Mon cher ami,

» Nous fondons des Lectures poétiques, c'est-à-dire que tous les huit jours, tous les mardis sans doute,

(1) Sur les rapports de Manet et de Baudelaire, voir les articles parus dans Y Echo de Paris, les 29 et 3o septembre 1892. Y. encore les réponses de Baudelaire, 11 mai et 28 octobre i8G5, etc., sa lettre à Thoré (mai i8G4) et, plus loin, les lettres de Mme Paul Meurice.

(2) Communiquées par M. Albert Ancelle et publiées avec l'autorisation de leur signataire. M. Catulle Mondes,

cinq ou six poètes liront, dans une salle assez vaste, quelquefois des études d'esthétique, souvent des traductions de poésies anciennes ou étrangères, presque toujours des vers d'eux-mêmes. Nous avons absolument compté sur vous. Sans doute vous êtes à Bruxelles, mais vous en reviendrez. D'ailleurs, avant que vous puissiez prêter à notre entreprise un concours effectif, nos affiches et nos programmes ont hàle de s'enorgueillir de votre nom. Ai-je besoin de vous dire que vous serez en bonne compagnie, ct'en compagnie d'amis? Leconte de Lisle, Soulary, Menard, Philoxène Boyer, etc., etc., Gautier, que Leconte de Lisle visite aujourd'hui, etc,, etc., puis deux ou trois jeunes gens comme moi. Le chef même de l'entreprise est M. de Lisle. — Yoilà qui est entendu, n'est-ce pas, mon cher Baudelaire ? et vous pouvez même ne pas nous répondre. Qui ne dit mot consent. Mais il serait plus aimable d'écrire un mot à M. de Lisle, 8, Bd des Invalides, ou à moi-même, 16, rue de Douai, et de nous envoyer, si vous en avez, quelques vers inédits, que l'un de nous pourrait réciter.

» Bien à vous. »

dans son œuvre anecdolique et critique, — si considérable et si précieuse pour l'histoire de la littérature contemporaine, — a maintes fois parlé du poète aîné et ami. V. notamment un joli portrait de a Son Eminence Mgr Brummel » dans la Légende <la Parnasse contemporain et, dans le Figaro, une savoureuse suite d'articles : Belles lettres et environs, 1902-1903, dont l'un (2 novembre 1902) retrace l'émouvant récit d'une des dernières nuits que Baudelaire, sur la fin de ses jours et de sa misère, ait passées à Paris.

u Mo a cher ami,

» L'Art... [n'est plus]. 11 y a cependant paru de magnifiques vers 'de Leconte de Lisle, une jolie pièce de François Coppée, un poète que vous aimerez quand vous le connaîtrez, et un assez beau poème de moi intitulé Le mystère du lotus.

» L'Art a publié en outre trois longs articles sur vous. J'avais indiqué les opinions à émettre, mais je n'ai pu m'opposer aux fautes de langue qui constituent l'originalité de l'auteur. L'Art, d'ailleurs, payait peu ; il a cessé de paraître, par mes conseils. Le directeur, L. X. de Ricard, est cet homme absurde et divin qui fonda avec moi le Parnasse contemporain, recueil de vers nouveaux. J'ai fait mettre dehors tous les gens inutiles, et... j'espère conduire le Parnasse dans une voie sérieuse. Vous recevrez bientôt des prospectus.

» Nous ne vous interdisons pas de reproduire vos vers dans la prochaine édition des Fleurs. Je vous prierai cependant de ne point les reproduire tout de suite.

» Envoyez-moi le plus tôt possible vos poèmes. J'attends avec impatience le petit volume que aous m'annoncez (1). "N ous marquerez au crayon rouge les pièces que vous désirez voir reproduites dans le Parnasse.

(1) Il s'agit sans doute des Epaves, publiées en 18C6, date de la fondation du Parnasse contemporain.

)) Cependant, ne pourrez-vous pas me donner quelques poèmes absolument inédits ? Quelques-uns, deux ou trois seulement. Gela serait très important pour notre publication.

» Votre ».

« L'imprimerie attend votre paquet de vers. Pardonnez-moi de me presser. Il vous sera envoyé des épreuves. »

» Gber Baudelaire, votre paquet arrive comme je finissais de vous écrire. J'ai violemment admiré la voix, la rançon, l'hymne, à une malabar aise. Quelques pièces, trop vives, ne peuvent prendre place dans le Parnasse. Mais il nous reste environ 4oo vers, et j'ai de quoi faire une feuille avec cela (1).

» Je vous enverrai bientôt les épreuves et une lettre très rapprochée fixera le jour où les cinq louis seront expédiés. Je dîne tout à l'heure avec de Ricard.

» Votre » Catulle Mexdès. »

(1) En 18G6, le Parnasse contemporain réunit sous le titre de Nouvelles fleurs du mal, outre les pièces citées dans cette lettre : Epigraphe pour un Hure condamné, L'examen de minuit, Madriyal triste, L'avertisseur, Le Rebelle, Le jet d'eau. Les yeux de Berthe, Bien loin d'ici, Recueillement, le Gouffre, les Plaintes d'un Icare, Le Couver de.

SgS

« Le dictionnaire de rimes indique Fouet d'une seule syllabe. »

LETTRES DE G. MERTC» (i)

Paris, le 2 3 février 1860.

« Cher monsieur,

» Je vous envoie un cahier de mes Vues de Paris. — Comme vous le pouvez voir, elles sont bien imprimées, sur chine collé sur papier vergé, par conséquent de bonne tenue. — C'est de ma part un faible moyen de reconnaître le dévouement dont Vous avez fait preuve pour moi 2 . Cependant j'ose espérer qu'elles serviront parfois à fixer votre imagination curieuse des choses du passé. Moi-même qui les ai faites à une époque, il est vrai, où mon cœur naïf était encore pris de soudaines aspirations vers un bonheur auquel je croyais pouvoir prétendre, je revois quelques-unes de ces pièces avec un véritable plaisir. — Elles peuvent donc produire à peu près le même effet sur vous qui aimez aussi à rêver.

» Je n'ai point encore terminé les notes que je vous

(1) La première de ces lettres publiée dans le Pincebourde, la seconde communiquée par M. Ancelle.

(2) Ou sait les grands éloges que Baudelaire avait donnés à Méryon dans son Salon de 1S59. En outre il s'était employé, avec Champfleury et Banville, à faire acheter par le ministère quelques suites des Vues de Paris.

ai promis de faire pour aider votre travail t ; en tout cas, j'irai vous voir bientôt pour en causer encore. Gomme l'éditeur recule devant les démarches qu'il y aurait à faire, dit-il, pour le placement desdites pièces, il n'y a rien qui presse. Ainsi, que cela ne vous inquiète point.

» Adieu, Monsieur, j'espère qu'avant votre départ, je pourrai profiter du bienveillant accueil que je reçois de vous.

» Je suis votre très humble et très dévoué serviteur.

» Je vais m'occuper du placement des suites auprès des personnes qui ont eu, sur votre recommandation, l'extrême bonté de s'intéresser a cette œuvre. »

Méuyon, 20, rue Duperrr.

(( Cher monsieur,

» J'ai passé hier soir chez vous, hôtel de Dieppe. On m'a informé que vous aviez élu domicile ailleurs. Je désirerais surtout vous voir afin d'apprendre de votre propre bouche que vous ne m'en vouliez pas, car je ne pense pas vous avoir jamais rien fait qui ait pu motiver votre changement de manière d'être à mon égard. Seulement, comme la lettre que je vous écrivis en dernier lieu est restée sans réponse et que trois fois

(1) Sans doute Lî eau-foi te est à la mode, article anonyme publié par la Revue auecdolique dans la deuxième quinzaine d'avril 1862.

je laissai mon nom à votre demeure sans que j'aie eu de vous la moindre nouvelle, je puis croire que vous avez quelque raison de rompre avec moi. Je ne vous ai pas rappelé votre promesse de me faire un article de journal, parce qu'à vous dire franchement, j'avais la certitude que vous pouviez beaucoup mieux employer votre temps et votre habileté littéraire. Mes gravures sont à peu près connues de toutes les personnes qu'elles peuvent intéresser et on en a déjà dit plutôt trop de bien. Quant à ce qui est de l'interruption de nos relations qui n'ont été que de bien peu de durée et peu importantes, je l'admets sans mot dire si tel est votre désir et je n'en conserverai pas moins le souvenir de l'éminent service que vous m'avez rendu en venant me voir, en vous occupant de moi à un moment où j'étais bien délaissé (i).

» J'ai fait tenir à M. La\ieille, que j'ai eu l'avantage de rencontrer une fois auprès de vous, la suite de mes vues réparées, un peu modifiées ; il vous les a peut-être montrées. J'ai eu de la peine à m'en procurer 10 cahiers (l'imprimeur étant alors fort occupé), que j'ai écoulés assez rapidement. Il ne m'en reste plus et j'ai détruit le « Petit-Pont », que je me propose de graver de nouveau, après lui avoir fait enfin d'assez importantes corrections.

(i) La froideur dont s'étonne Méryon était motivée par ce fait que le malheureux graveur donnait des signes manifestes d'aliénation mentale. Le poète ne lui en continuait pas moins ses bons offices d'ailleurs ; mais il éloignait des visites et des entretiens parfois gênants (Y. plutôt la lettre de Baudelaire à P. -Malassis, 8 janvier 1860).

» Adieu, cher Monsieur, je vous souhaite tout le bien possible.

» Je suis votre ami sincère et dévoué. » C. Mérton. »

20, rue Duperrc.

LETTRE DE M. PAUL MELRICe(i)

Vendredi soir [1861,]

(( Mon cher Baudelaire,

» \ous avez demain une place dans la loge de ma femme pour la première des Funérailles de l'honneur (2).

» Loge de balcon, n° 19.

» Voulez-vous bien nous faire l'amitié de venir dîner avec nous, — à 6 heures i/4, — nous pourrions partir ensemble.

»Bien à vous.

» Si vous êtes libre lundi, mon cher ami, venez donc dîner avec nous et Yacquerie.

» À vous.

» Paul Meirice. »

(1) Communiquée par M. Albert Ancelle.

(2) Drame d'Auguste Yacquerie, représenté au théâtredé la Porte Saint-Martin, en 1 86 1 . — Y. plus loin la lettre d'Auguste Yacquerie.

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