Cf. éd. van Bever, p
4. Ein Jahrtausend lateinischer Hymnendichtunq, Leipzis;:, 1909, 2 vol.
est fine, juste. La poésie de Baudelaire, où la concupiscence des yeux est en perpétuel conflit avec le spiritualisme du cœur, est déjà toute contenue dans un vieux rythme de Philippe de Grève, chancelier de Paris, mort en 1236. C'est une altercation entre le cœur et les yeux ; le «œur reproche aux yeux de l'avoir mal gardé, d'avoir laissé pénétrer en lui le péché :
Cor sic adfatur oculum :
Te peccati principium, Te fomitem, te stimiilum,
Te voco mortis nuntiiun ; Tu, domus meœ ianitor,
Hosti non claudis ostium, FamiLiaris prodilor
Adinittis adversarium .
Cordi respondet oenlns :
Injuste de me quereris, Servns sum tibi sedulus, Exsequor, quidquid iusseris ; Nonne tu mihi prxcipis Sicut et memhris ceteris ?
Non ego, tu te decipis, Nuntias siini, quo miseris^.
Et le même, sur la brièveté de la vie, la mort, la décomposition finale, a rythmé une hymne que nous mettrions volontiers en épigraphe à la Cha~ rogne :
Terrant ieris, terrain geris Et in terram reverteris Qui de terra sumeris'^.
Le Jugement dernier qui termine l'Imprévu ^, procède tout naturellement de la même pensée