‹ Charles Bonnet, philosophe et naturalisteChapitre 10 sur 126 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

centre commun de toute sensibilité, il croit que chaque organe est un être tout particulier doué d'une sensibilité spéciale.

Lacaze et Lecat professèrent aussi le stahlianisme chacun à sa manière. Le premier fut médecin de Louis XV et laissa un traité de l'homme physique et moral (i755), et des mélanges de physique et de morale. Le second, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Rouen et fondateur de l'Académie des sciences de cette ville, écrivit un ouvrage sur les àhuvements musculaires et un autre sur les Sensations et les Passions, dans lequel il appliqua aussi, avec des modifications, la doctrine du médecin allemand. Un des derniers disciples de Stahl fut Barthez, qui développa encore ce système avec ses idées particulières, et flt paraître, en 1773, un ouvrage spécial sur le principe vital dans lequel on rencontre les hypothèses stahliennes.

L'influence de cette école reparut pendant longtemps encore, et elle réagira jusque sur Albert de Haller, l'illustre physiologiste du dix-huitième siècle. Glisson (1597-1677), professeur de médecine à Cambridge pendant quarante ans, considéra la matière comnœ douée de qualités propres parmi lesquelles il place l'irritabilité que nous retrouvons dans la physiologie de Haller et chez les anatomistes du dix-huitième siècle. Suivant Glisson, les Obres possèdent un sentiment et une volonté qui leur appartiennent en propre.

Frédéric Hoffmann» né à Halle, en 1660, soutint une doc« trine opposée à la doctrine stabKenne, qu'on appelle celle du mécanisme, par opposition à ï animisme; on en trouve les développements au tome 1«' de sa médecine rationnelle. Contemporain de Stahl, Hoffmann avait été d'abord son admirateur et son ami, mais s'en était ensuite séparé, quoiqu'il rendit justice à ses rares talents. Glisson et lut avaient traité comme Stahl du principe vital, mais ih

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