ASSOCIATION
POUR LE DÉVELOPPEMENT DE L’ESPRIT MISSIONNAIRE SURTOUT EN FAVEUR DES COLQNIES FRANÇAISES (i),
« Fonder cette Association fut une des pensées constantes du Père de Foucauld. » Après la paix, écrivait-il à l’un de ses amis (2), je ferai tout mon possible pour l’établissement définitif de notre Union, allant où il faudra et restant en France autant qu’il le faudra. Que la volonté de Jésus se fasse en cela et en tout I •
« Les statuts de cette Union, rédigés en 1909, ont été abrégés et simplifiés en 1913 et en 1916. Us s'inspirent de deux idées essentielles. La première est qu'il faut faire aujourd’hui un vigoureux effort d’évangélisation des infidèles, et qu'il y a une grande négligence chez les chrétiens, à l'égard de ce devoir primordial, notamment chez nous, Français, qui n’avons pas encore travaillé à l’évangélisation « de nos frères musulmans, sujets de la France ». La seconde, qui donne à l'Association sa caractéristique, c’est que ce dur travail ne s’accomplira pas si l’on cherche seulement à obtenir des aumônes et quelques prières. On doit encore demander, du plus grand nombre possible des catholiques, une préoccupation constante des infidèles, un « esprit missionnaire ». Ils y parviendront par une vie sérieusement chrétienne, qui maintiendra cette pensée et la' fera passer en action. Le moyen pratique d'arriver à ce christianisme sincère, profond et actif, c’est de s’astreindre à l’observance d’une règle et de s’organiser en association.
(1) J’ai demandé cette note à l’un des hommes qui furent les amis du Père de Foucauld et s’entretinrent de l’œuvre avec lui.
(3) Lettre à M. l’abbé Laurain. Toussaint, 1916.
« La pensée du Père de Foucauld s’étendait à tous les infidèles. Par conséquent, selon lui, chaque mère patrie devrait être appelée à constituer une Union semblable pour les infidèles de ses colonies, qui ne peuvent ordinairement parvenir à la connaissance de la vraie religion que par l'intermédiaire des peuples chrétiens dont ils dépendent.
« Il n'y a guère de plus large idée, ni de plus fraternelle, ni de plus pressante. Approuvée d’abord en 1909 par Mgr Bonnet, évêque de Viviers, et par Mgr Livinhac, supérieur général des Pères Blancs, puis par le cardinal Amette en 1919, l’Association a reçu des adhésions individuelles et des adhésions collectives, de personnes ou de communautés. Dès qu’elle sera connue, elle attirera sans doute bien des cœurs. Elle est digne de réussir par son ampleur, par sa générosité, par l'aide même qu’elle fournit au clergé et aux fidèles, en proposant une règle de vie, une discipline, orientée vers l’apostolat sous toutes ses formes. C’est le Jegs unique, le dernier conseil du Père de Foucauld à ses amis. »
L’Association Charles de Foucauld, dont cette note indique l’esprit, réorganisée en 1929 par S. G. Mgr Le Roy, supérieur général des Pères du Saint-Esprit, a, présentement (1931), pour président, M. le chanoine Dupin, vicaire général de Paris. Elle a fait éditer le * Directoire » que Charles de Foucauld avait remis aux premiers associés. Son Bulletin mensuel, — bureaux, 108, rue de Vaugirard, Paris (VIe), — publie des inédits de l’ermite du Sahara, et tient les lecteurs au courant des faits qui attestent le rayonnement grandissant des exemples, des paroles et des écrits de ce saint personnage.
On doit adresser les demandes de renseignements, s’il y a lieu, à M. le secrétaire de l’Association Foucauld, 11, rue Crillon, Paris (IVe).