‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 108 sur 598 · Jean Du Clercq, ibid., p · texte numérisé non relu

Jean Du Clercq, ibid., p

5. *' Le comte leur avoit fait remonstrer... qu'il n'estoit venu que pour le bien du royaume, et à la prière et requeste dudit duc de Berry, qui avoit mandé qu'il seroit de brief avecq lui, et se donnoit de merveilles que ja n'estoit venu. Lequel duc de Berry faisoit ce qu'il faisoit pour le bien du royaume, leur signifiant qu'ils obéissent à lui comme et au nom du duc '*. (J. Du Clercq, p. 8.)

l'armée bretonne en marche 91

suivre la campagne au-delà de la Seine * . Le comte de Charolais n'accepta ni l'une ni l'autre de ces combinaisons. Lorsqu'il fut informé par Marie de Clèves, duchesse d'Orléans, de l'arrivée du roi à Cléry ^ , il avait déjà depuis deux jours traversé le fleuve au pont de Saint-Cloud ^ mal défendu, tandis que Saint- Pol occupait l'autre rive *. Maîtres de ce passage important, les Bourguignons purent contourner la capitale et s'installer, par Issy ^ et Bourg-la-Reine ^ partie en avant-garde à Montlhéry" , avec Saint-Pol, partie en arrière*garde à Longjumeau^ avec le comte de Charolais. Leur armée se trouvait même augmentée de renforts nouveaux, puisqu'on l'évalue alors à 30000 combattants ^ , dont la solde était assez péniblement payée, faute de fonds ^^

Dans le même temps, après de grands préparatifs qui coûtèrent fort cher et grevèrent lourdement le budget du duché ^^ l'armée de Bretagne, à laquelle s'était joint Charles de France, marchait par le Maine et la Beauce vers Paris. Forte, dès le mois de juin, de 10000 à 12000 hommes ^-, et dotée, au dire

1. Commines, édition de Mandrot, t. I, p. 19. — Le comte de Charolais avait reçu plusieurs messages des ducs de Berry et de Bretagne annonçant leur prochaine arrivée et leur présence à Chartres ; en réalité ils n'étaient encore qu'à Vendôme le 10 juillet.

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