Journal de Jean Maupoint, p
10. Le comte de Charolais avait besoin de 100000 écus qu'il avait demandés aux ministres de son père (Documents historiques inédits, t. II, p. 348).
11. Le budget de la province de Bretagne atteignit alors 300000 livres, presque deux fois plus qu'en temps normal (Archives départementales de la Loire-Inférieure, É 212).
12. Chronique du Mont- Saint-Michel, édit. Luce, t. I, p. 71. — D'après une chanson populaire contemporaine (Le Roux de Lincy, Chants historiques et populaires du temps de Charles VII et Louis XI, Paris, 1857, p. 101), l'armée royale aurait compté de 20000 à 30000 hommes contre 14000 Bourguignons et Bretons ; la proportion est approximativement la même.
de Commines, d'une excellente cavalerie ^ elle a pour chefs le duc de Bretagne, Dunois, Jean de Lorraine, André de Laval. Le duc de Bretagne en supporte tous les frais. Mise en route dans les premiers jours de juillet, cette armée renonce à traverser la Normandie qu'on croit trop bien défendue, et grâce à René d'Anjou et au comte du Maine qui ne font aucune opposition, passe successivement ^ par Les Ponts -de-Cé ^, Bouchemaine * près d'Angers, Beaufort-en-Vailée ^, Baugé ®, Ghâteau-du- Loir \ La Chartre \ Pont-de-Braye ^ le 8 à Troô ^o, le 9 à Montoire^*, le 10 àMondoubleau^^, le mê«ie jour à Vendôme*^ , d'où elle gagne bientôt Châteaudun ^*. Partout où elle paraît,
1. Commines, édit. de Mandrot, t. I, p. 46. — Elle est évaluée par lui à 6000 hommes, chiffre que l'historien Du Clercq porte à 10000 (p. 29). Ces appréciations trop variables ne permettent aucune précision.
2. Commines, édit. Lenglet-Dufresnoy, t. II, pp. 481-483 ; Documents historiques inédits (ChampoUion-Figeac), t. II, pp. 361-366. — Cet itinéraire, facile à établir d'après ces sources, ne l'a pourtant jamais été jusqu'ici d'uue façon satisfaisante.