Chambellan du roi René
5. Qui suivait en litière, en raison d'un fort accès de goutte dont il «ouffrait.
quitte Vendôme le lendemain, laissant, malgré des avis opposés, une garnison de 400 hommes pour garder la ville et le château *.
L'armée bretonne aurait pu rejoindre beaucoup plus tôt l'armée bourguignonne 2. Elle s'attarda à Châteaudun ^ Un historien ^ rapporte une conversation tenue en cette ville, entre François II et son tailleur, qui tendrait à prouver, si l'on pouvait en garantir l'authenticité, que François II n'était pas autrement désireux de rendre le comte de Charolais trop puissant ni disposé à lui procurer une trop facile victoire. Quoi qu'il en soit, un ferment de discorde semblait déjà germer depuis quelque temps dans le camp des ligueurs, un peu jaloux les uns des autres ; leurs intérêts naturellement contradictoires laissaient entrevoir des rivalités et un défaut d'entente capable peut-être un jour de les désunir. Louis XI le pressentait-il ?
En grande hâte, le roi, après avoir écrit aux Parisiens pour annoncer son arrivée et faire appel à leur dévouement ^, a ramené ses troupes à Orléans et à Beaugency. Là se tint une sorte de conseil de guerre (14 juillet) sur lequel l'ambassadeur milanais, qui suivait le roi, donne de précieux détails ^ : on venait d'apprendre, en effet, que les confédérés, dont les visées devenaient de jour en jour plus ambitieuses, ne songeaient à rien moins qu'à rétablir le duc Jean de Calabre sur le trône