LA BATAILLE DE MONTLHÉRY
de Naples, et à réduire l'influence du duc de Milan en la combattant par tous les moyens : la politique étrangère se trouvait aussi mêlée de fort près à la politique intérieure. Puis, modifiant subitement son plan en présence de l'avance des Bretons, Louis XI songe qu'il agira plus vite et plus sûrement en attaquant le comte de Charolais seul. Il éprouve d'ailleurs d'amères déceptions, car le comte du Maine refuse de le suivre et Pierre de Brézé fait mainte objection, jugeant le moment peu favorable. Il n'en persiste pas moins dans ses intentions, et on le voit paraître à Étréchy ^ à six kilomètres au nord d'Etampes où déjà, le 15 juillet, une première attaque avait eu lieu -. La rencontre définitive des deux armées devenait inévitable ; la bataille fut livrée le lendemain, par une chaleur torride.
Il n'y a pas lieu de raconter ici par le menu la bataille indécise et meurtrière de Montlhéry, qui eut pour conséquence de permettre à Louis XI de rentrer à Paris sans difficulté. On possède différents récits détaillés de la journée ^ , et il nous suffit d'en connaître et d'en peser les résultats *. Car Charles de France n'y a pas participé. Déjà même, dans le camp bourguignon, on avait manifesté une certaine surprise de voir les ducs de Berry