‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 115 sur 598 · Canton et arrondissement d'Etampes (Seine-et-Oise · texte numérisé non relu

Canton et arrondissement d'Etampes (Seine-et-Oise

2. Louis XI ne séjourna que quelques heures le 15 juillet à Etampes, et le document suivant, qui mentionne des pertes subies par ses services, s'applique bien certainement à son court passage dans cette ville et à une attaque de ses adversaires ; « A Guillaume Pasquier, charron demeurant à Paris, la somme de VII livres X solz tournois pour le fust d'un chariot qu'il a fait et livré oudit mois d'aoust [1465] pour les offices de l'ostel du roy ou lieu de l'autre chariot qui y estoit, lequel a esté perdu à Estampes oii il estoit demouré avec les besongnes d'icelui seigneur qui furent prinses illec par les adversaires d'icelui seigneur, ouquel fust de chariot sont les pièces qui s'ensuivent, c'est assavoir le brancart, quatre roues, les lymons, la forchete et la fleiche » (Archives nationales, KK 65, f» 199 v*^).

3. Il existe plusieurs récits de la journée de Montlhéry, indépendamment de ceux que nous devons aux chroniqueurs : dans Dom Morice, Histoire de Bretagne, preuves, t. III, col. 102-104 ; dans l'édition de Commines par Lenglet-Dufresnoy, t. II, pp. 486-488. — M. de Mandrot, qui a consacré à cette bataille un très important appendice de son édition de Jean de Roj'e (t. II, pp. 401-412), a découvert récemment un nouveau récit dont il. se propose d'enrichir sa publication des Relations des ambassadeurs milanais. Les contemporains eux-mêmes (Olivier de La Marche, Mémoires, édit. Beaune et d'Arbaumont, t. III, p, 16) ont signalé que la bataille resta indécise.

4. Aux nobles du Dauphiné qui vinrent servir Louis XI contre les rebelles à ce moment critique, notamment à Charles et à Philibert de Grolée, à

€t de Bretagne manquer au rendez-vous, on avait même quelques velléités de suspecter leur loyauté, on s'étonnait tout au moins de leur silence prolongé. Des environs de Chartres où il se trouvait, le duc de Berry s'était contenté de prévenir le comte de Charolais de se porter au devant des Bretons et d'unir leurs forces communes en vue d'attaquer le roi avant qu'il pût aligner l'ensemble de ses troupes contre les coalisés *. Plusieurs jours furent ensuite perdus sans raison plausible à Étampes, où l'arrivée des ducs de Bretagne et de Berry (19 juillet) ne manquapas de provoquer les railleries des Bourguignons, qui ne se gênèrent pas pour dire que ces princes eussent bien mieuxfait de ne pas venir du tout que d'arriver après la bataille ^. Dans cette ville, les nouvelles les plus étranges circulaient, par exemple celle de la mort du roi ; on y devisait, on s'y promenait, on y soupait ^; et un soir qu'un Breton se distrayait en lançant des fusées en l'air, voici que l'une d'elles vint donner «outre la croisée de la fenêtre où conversaient très affectueusement le comte de Charolais et Charles de France *. Tous deux en furent quittes pour la peur, et, le premier moment de stupeur passé, ils en vinrent à se demander s'il ne s'agissait pas d'un attentat. On arma immédiatement les gens de la maison du duc et les archers, et on cherchait de tous côtés quel était le point

Etienne et à Jacques de Poisieu, de larges concessions furent accordées par le roi (Archives départementales de l'Isère, B 3048, ff. 176, 316 v» et 313 ; B3232, f-24 vo).

1. La chronique de Jean de Haynin nous décrit l'étendard du duc de Berrj', qui était « party blanc et noir, à un lion d'argent au collier d'or ».

2. « Le 19^ jour du dit mois alla loger à Estampes où il receut nouvelles des ducs de Berry et de Bretaigne dont plusieurs parloient à leur plaisir, disants que les dictz ducz eussent eu autant d'honneur de point venir que d'arriver l'andemain de la bataille, et qu'il sembloit qu'ils n'osassent venir. )) (Jean de Haynin, édition Chalon, t. I, p. 43.) — La date du 19 juillet paraît être exacte, bien que tous les chroniqueurs ne soient pas unanimes à la donner. — Le comte de Reilhac, Jean de Reilhac, t. III (1888), p. 200, a publié une curieuse lettre de rémission en faveur d'individus qui, à l'hôtel de l'Autruche à Orléans, s'étaient répandus en bruits fâcheux et injurieux sur la lâche conduite de l'armée royale à Montlhéry.

3. « Le 21 juillet, le comte de Charolois, le connestable de Saint-Pol et ses trois fils [les comtes de Marie, de Brienne et de Roucy], — les sires de Fiennes et de Ravestein, allèrent en robes longues, désarmés, à rencontre des ducs de Berri et de Bretaigne, et se firent lesdits princes ^rand honneur et festoy. » (Jean de Haynin, édition Chalon, t. I, p. 43j.

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