‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 120 sur 598 · PARIS MENACE · texte numérisé non relu

PARIS MENACE

19 août. Les ducs de Berry et de Bretagne chevauchaient ensemble d'ordinaire, nous dit Commines *, montés sur « petites hacquenées, à aise, armez de petites brigandines fort legieres ». Tandis que le comte de Charolais, venu par une autre route, s'installait avec le duc de Calabre dans l'hôtel que les ducs de Bourgogne possédaient à Conflans 2, les ducs de Berry et de Bretagne vinrent loger, le premier au château de Beauté-sur-Marne ^, le second à Saint-Maur-des-Fossés *.

N'ayant pu s'opposer à cette marche de ses adversaires ^, Louis XI partit dans la direction de Rouen, non sans avoir tenté un dernier effort pour se concilier les Parisiens, en leur faisant annoncer à son de trompe, le 3 août, qu'il exemptait les bourgeois et habitants de toutes tailles et aides, et se réservait seulement pour lui la ferme de la vente des draps et des vins en gros, du bois, du bétail à pied fourchu et du poisson de mer ^'. C'eût été parfait si les événements n'avaient point fourni aux Parisiens un continuel sujet de craintes et si ce perpétuel état de guerre n'avait pas grandement nui au commerce et au bien-être de la population dans toute la région ^ . Aucune

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