Mémoires, édition de Mandrot, t. I, p
2. Canton de Charenton (Seine). Sur cet hôtel, voir l'abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, nouvelle édition, t. II (1883), p. 366.
3. Canton de Nogent-sur-Marne (Seine), Ce château avait été construit dans une île de la Marne par le roi Charles V. Cf. Olivier de La Marche, Mémoires, édition Beaune et d'Arbaumont, t. lll, p. 22.
4. Chef-lieu de canton (Seine). — Cf. J. Du Clercq, édition Buchon, p. 32.
5. Néanmoins il prend ses dispositions pour la lutte et envoie dans les provinces un mandement ordonnant de mobiliser les nobles ou vivant noblement, et de lever archers et arbalétriers (Charrier, Les jiirades de Bergerac, t. I, 1892, p. 270).
6. Journal de Jean Maupoint, p. 59. — Un peu plus tard (9 novembre), pour récompenser les Parisiens de leur zèle, il exempte les nobles et possesseurs de fiefs du service du ban et de l'arrière ban à condition qu'ils veilleront à la défense de la place (Ordonnances, t, XVI, p. 425).
7. Des malheurs du temps Guillaume Fichet, dans son traité « De consolatione luctus Parisiensis )) (Bibliothèque nationale, ms. latin 16685, daté, au folio 56 v» et dernier, du 12 novembre 1466), paraphrasant la pensée du poète Virgile (Géorgiques, II, v. 458 et ss.), et citant d'autres auteurs anciens qui lui étaient familiers, se fait l'écho attristé en ces termes (f'^21 vo): « O infelicia tempora nostra ! O fortunatos nimium (sua si bona norint) celicolas, quibus ipsa procul discordibus malis funditcelo felicemvitam sanc-
sécurité n'existait plus pour les personnes. Sous prétexte qu'elle avait favorisé le duc de Berrj^ contre le roi, la femme d'un conseiller au Parlement (Jean Bérard) ^ , qui était la propre fille du chancelier Pierre d'Oriole, fut arrêtée et chassée de Paris, tandis que son mari gagnait prudemment la Bretagne ^ ; c'est du moins ce que raconte le chroniqueur Jean de Roye, mais la vérité paraît un peu différente, autant qu'on en peut juger par les termes des interrogatoires que Tristan l'Ermite et Jean Beson firent subir, à la Bastille, aux deux frères François et Gratien Mériaudeau, l'un clerc du greffe civil au Ghàtelet de Paris, âgé de 27 ans, l'autre notaire au Ghàtelet, âgé de 34 ans, tous deux emprisonnés avec Jean de Bourges, clerc et serviteur de Jean Bérard, pour avoir conspiré contre le roi ^ .
Les réponses des frères Mériaudeau sont confuses, parfois contradictoires, les événements politiques s'y mêlent à des affaires personnelles*, et.il est assez malaisé d'y discerner l'exacte vérité. Toutefois, comme le farouche Tristan l'Ermite, pour les obliger à avouer ce qu'ils avaient intérêt à cacher, leur appliqua à tous deux la question, pieds et poings liés, et les soumit à l'épreuve du feu, on est en droit d'admettre une certaine part d'authenticité à leur confession ainsi obtenue, à travers les réticences, les demi-aveux, les confrontations, les démentis, les paroles imprudentes péniblement prononcées. De ces longs interrogatoires il parait résulter que, sous couleur d'aller visiter le père de Jean Bérard, malade sur son lit de mort à Tours ^ , la femme du conseiller François Mériaudeau et d'autres personnes firent plusieurs fois le voyage de Paris en Touraine, et au-delà jusqu'à Thouars ^ d'abord, puis jusqu'à
tissimavirtus. Ha ! Secura quies et nescia fallere vita ! Est ne celites quicquam fortasse in hisce preciosis calamitatibus nostris quod vos allicere possit ? Est forte nonnichil nostri meroris quo vestre delicie indigeant ? ».