‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 252 sur 598 · Archives départementales de la Loire-Inférieure, E · texte numérisé non relu

Archives départementales de la Loire-Inférieure, E

4. Les ambassadeurs étaient Olivier du Breil et le vice-chancelier Rouville,* ainsi qu'il résulte de lettres du 27 novembre 1467 (Archives départementales de la Loire-Inférieure, B 5, f» 152 v«).

5. Au mois de janvier 1468, nous trouvons trace d'un voyage effectué par un prêtre nommé Guichard de Betoilz, aumônier de M. de Lescun, à qui le duc de Bourgogne accorde un don de seize livres <( quant nagaires est venu à Bruxelles porter au duc, de la part du sire de Lescun, certaines nouvelles du pays de Normandie » (Archives générales du roj'aume, à Bruxelles ; Chambre des comptes, vol. 1923, fo 32 v»). Le même registre (f« 37 vo) mentionne encore le voyage de Jean Rochel, serviteur du duc de Bretagne, pour le même objet.

CONCLUSION d'un ARMISTICE 227

tarder Ancenis ^ et Champtoeé 2, s'il appelle aux armes tous les gentilshommes de l'arrière-ban non encore convoqués 3, ses troupes ne sont pas heureuses dans leurs entreprises et reculent partout devant l'armée royale que commande Lohéac *. Menacé d'une invasion, il se décide à demander une trêve à Louis XI qui, lui-même, obligé de surveiller activement ses frontières du nord et de l'est, est disposé à la lui accorder. Les pourparlers sont plusieurs fois entamés et interrompus ^. Des plénipotentiaires partent pour la Bretagne en compagnie et sous la sauvegarde de l'archevêque de Milan, légat du pape*^, médiateur accrédité. Une trêve, conclue le 25 janvier 1468, valait jusqu'au l®"" mars "^. Chacun des belligérants restait sur ses positions ; chacun parlait pour ses alliés, serviteurs et sujets, et Louis XI gagnait du temps. Cette habile temporisation n'était point d'ailleurs un bénéfice pour les malheureuses populations des pays occupés, où les troupes rançonnaient à l'envi, n'amenant avec elles que pillage et que ruine.

Laissons momentanément ce triste spectacle et transportons-nous par la pensée dans une lointaine région, sans pour cela nous séparer de la personne du duc de Normandie. Nous assisterons alors à l'interrogatoire de l'un de ces agents sus-

Page 1