‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 251 sur 598 · Comte de Reilhac,] Jean de Reilhac, t. III, p · texte numérisé non relu

Comte de Reilhac,] Jean de Reilhac, t. III, p

5. Archives départementales de la Loire-Inférieure, B 5, f^^ 136.

6. Une tentative fut faite presque aussitôt pour remettre Bayeux aux mains de Charles de France ; Richard Bosquet, qui fut sans doute l'âme de cette tentative avortée, fut jeté en prison, et, à titre de dédommagement, Odet d'Aydie fit compter à sa femme, le 26 janvier, par Michel Corbin, rece-

çon de nouveau sous l'autorité royale. On apprit avec stu» peur à Rennes la défection du comte du Perche *, et l'on voulut en rendre responsable le duc d'Alençon, son père ^, malgré ses dénégations, car tous deux avaient promis aux confédérés une alliance loyale ; aussi Charles de France les englobat-il dans la même réprobation et confîsqua-t-il les terres que l'un et l'autre possédaient dans son apanage, les considérant comme coupables de lèse-majesté, eux et leurs complices (11 mars), tandis que François II, pour récompense de son concours, se faisait attribuer les villes et places de Domfront et de Pouancé, dont le duc de Normandie s'engagea à lui confirmer la possession s'il devenait roi de France ^.

Mais, si le duc de Bretagne expédie une ambassade en Angleterre pour négocier avec Edouard VI et obtenir une pressante intervention ^ s'il dépêche des émissaires à Bruxelles auprès du duc de Bourgogne ^, s'il ordonne de fortifier sans

veur des aides et tailles à Bayeux, une somme de 20 livres tournois (Revue des autographes, octobre 1893, n» 14). — Guillaume Marquier, secrétaire du duc de Normandie, qui avait remplacé Jean du Plessis comme vicomte de Bayeux (Bibliothèque nationale, nouvelles acquisitions françaises 21135, n" 12), reçut ultérieurement (15 mai) une indemnité pour privation de gages comme vicomte de Bayeux (Bibliothèque nationale, Pièces originales, vol. 1864, Marquier, no 4).

1. Ce qui fit dire au duc de Bretagne : « Si le comte du Perche a faict cela, ila monstre estre fils de son père » (G. Bry de La Clergerie, ouvr. cité, p. 335).

2. Par lettres du 20 janvier 1468, René comte du Perche fut récompensé par le don du duché, dont le gratifia son père, et le roi lui fit donner, avec une forte pension, la capitainerie de Falaise. Ce qui ne l'empêchera pas, plus tard, d'être condamné à mort par le même Louis XI pour infidélité.

Page 1