Chef-lieu de canton, arr' de La Roche-sur- Yon
4. Lettre de l'ambassadeur milanais Sforzia de Bettinis, du 6 avril 1469 : « Questa mattina è partira S. M. el Re de Anbuosa, et inviatasi verso Angieri, et chi dice che la non passara Angieri, et chi che la andara pure al Monte Santo Micele ; stimase pero per li piu che questa andata ii. quelle parti sia per aproximarsi in Bertagna per vedere de abocharsi col duca di Beri e duca di Bertagna, et de essere essa Maiestà sua personaliter qu'Ella che aponti questo facto fra lei el fratello, come la fere col duca di Borgogna. . . » (Bibliothèque nationale, ms. italien 1649, f' 237).
5. Lettre du même, du 20 avril 1469 : (( E seguito poi che inmediate che esso ducha di Berri intese che prefata Maiestà andava di verso luy, se ritiro in dentro dui giornate in la Bassa Bertagna^ et che dice a fine di non haversi per niente abochare con prefata M*^ perche non se ne fida ; et chi etiam credendosi esso duca che la M*» sua mossa da uno suo appetito, dovesse andare fino la, dove lo era per haverla meglio in le forze del duca di Bertagna, et possere disponere di essa qu'ello lï paresse, come si sia non preso di questo abto prefata M^» ni uno bono concepto, come non era da pigliarne... » (Idem, ms. italien 1649, f^ 238).
6. Bibliothèque nationale, ms. Colbert, Mélanges, vol. 356. Pièce justificative n" LXVL
l'apanage de GUYENNE 263
Charles. Les lettres sont signées à Amboise ^ à la fin d'avril- ; mais elle ne seront enregistrées par la Chambre des comptes et le Parlement de Paris que le 10 juillet, sur ordre direct du roi^. La cession comprend le duché de Guyenne, tel qu'il se comporte au sud de la Charente, avec les sénéchaussées d'Agenais, Quercy, Périgord, Saintonge, la ville et le gouvernement de La Rochelle, le bailliage d'Aunis, en réservant toutefois au roi l'hommage dû par les comtes d'Albret, de Foix et d'Armagnac pour celles de leurs seigneuries, situées en Guyenne, qui relevaient directement de la couronne. On a raconté que Gilbert de Chabannes et Patrick Folcart, chargés au nom de Charles de France d'accepter le nouvel apanage, reçurent 10000 écus pour le faire consentir à renoncer au comte de Poitou qui lui eût été attribué en augmentation de ce qu'il reçut du roi ''^ ; nous n'avons pas trouvé la preuve de ce scandale et nous tenons jusqu'à nouvel ordre la nouvelle pour controuvée ^.
La confiance dans les promesses royales étant plus que limitée, le duc de Bretagne exigea, au nom de Charles de France, des garanties pour la sûreté personnelle du prince et pour la remise du duché d'après les clauses de la cession ; des otages lurent désignés : le comte de Guise, le comte de Vendôme, le vicomte de Narbonne, le président Jean Dauvet, les sires de Boussac et de Montaigu. Et par une déclaration du 4 mai, François II s'engagea à délivrer ces otages le jour où la délivrance du nouvel apanage serait un fait accompli, en même temps qu'il restituerait à Louis XI les lettres de renonciation de son frère aux apanages de Berry et de Normandie, qu'il tenait en dépôt par devers lui *\ Ainsi, toutes précautions étaient soigneusement prises pour que toute possibilité de litige fût écarté et pour que
1. Archives nationales, J 864, n" 1 ; Bibliothèque nationale, ms. français 11222; etc. ; publ. dans les Ordonnances des rois de France, t. XVII, p. 209, et dans Commines, édit. Lenglet-Dufresnoy, t. III, p. 93-96.