‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 315 sur 598 · AU CHATEAU DE MONTOUSSÉ · texte numérisé non relu

AU CHATEAU DE MONTOUSSÉ

lebourg ^ Bordes -, Tournay ^\ Chesle *, Saint-Sever de Rustan ^ et Saint-Béat *' en partie se trouvaient comprises dans la jugerie de Rivière, et non dans les comtés de Comminges ou de risle-en-Jourdain '; ayant acquis la conviction que ces localités faisaient bien partie de l'apanage, il fit commandement aux consuls et aux habitants d'avoir désormais à obéir au duc de Guyenne et à ses officiers « sous le dernier ressort et souveraineté du roi »; et, en signe de réelle possession, le sénéchal s'assit en la chaise de judicature de Marciac comme représentant officiel du duc Charles. Le même jour, comparut encore à Marciac maître Bernard « de Media Villa » ^, procureur du duc de Nemours en son comté de Pardiac, représentant le gouverneur du dit comté incapable de se déplacer en raison de son grand âge : il lui fut signifié que les habitants du comté de Pardiac ^ seraient tenus de payer au duc de Guyenne, à l'avenir, les deniers extraordinaires, tailles et aides qu'auparavant ils payaient au roi ; le procureur acquiesça, demandant seulement qu'on voulût bien lui octroyer copie des lettres investissant le sénéchal des pouvoirs dont il se réclamait.

Puis, comme Mourton de Salies, gardien du château de Montoussé, ne s'était pas rendu à l'appel qui lui avait été adressé, Robert de Balsac alla à sa rencontre, et arriva le 29 octobre à Montréjeau, d'où il lui écrivit de venir lui parler. Le lendemain 30, le messager revient avec la réponse : Mourton ne se dérangera pas. Le sénéchal poursuit alors sa route jusqu'à Montoussé et dépêche immédiatement au château son clerc Jean Marchant

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