‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 321 sur 598 · RAPPORTS AVEC LES ÉVÊQUES · texte numérisé non relu

RAPPORTS AVEC LES ÉVÊQUES

tent et envoie des instructions spéciales à ses officiers. Nous parlerons d'abord de ses rapports avec le clergé.

A la faveur des guerres et des dissensions intestines qui avaient naguère désolé la province et plus particulièrement l'Agenais, à la faveur aussi de l'état de faiblesse physique où était tombé le dernier évêque d'Agen, incapable de quitter la chambre et à peu près en enfance pendant plusieurs années consécutives, le sénéchal royal d'Agenais paraît avoir abusé de son pouvoir et dépouillé l'évêché d'une partie des droits temporels et des prérogatives que lui avaient reconnus des bulles antérieures. Aussi le nouvel évêque ^ Pierre Bérard, profitat-il du voyage du duc de Guyenne dans la contrée pour aller lui présenter, en même temps que ses devoirs, ses doléances, en lui signalant le préjudice causé par cette regrettable mainmise; il pensait que le nouveau prince voudrait manifester quelques bonnes dispositions à son égard, et il ne se trompait pas. Le 22 février 1470, Charles de France mande ^ à ses conseillers et maîtres des requêtes de l'hôtel et de la Cour des Grands Jours, ainsi qu'à son sénéchal Robert de Balsac, de s'informer des droits épiscopaux, le procureur de la sénéchaussée entendu. Dès le 8 mars, en effet, les deux commissaires Louis Daniel, maître des comptes, et Jean Dorsanne, maître des requêtes, ajournent le procureur à comparaître en l'hôtel de Patrice Arbicombe, en la ville d'Agen, où ils étaient provisoirement logés 2 ; et l'enquête commença le 23 * . Le baile d'Agen devait s'informer du contenu des lettres et les exécuter, examiner les titres et extraits de registres qui seraient produits par l'évêque, faire jurer les témoins qui viendraient déposer ^. Nous ne connaissons par le résultat de cette enquête.

Un assez grave conflit fut soulevé par l'évêque de Saint-Bertrand-de-Comminges ^ lequel déclarait que les biens temporels

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