‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 320 sur 598 · Chef-lieu de canton, arrond' de Poitiers (Vienne · texte numérisé non relu

Chef-lieu de canton, arrond' de Poitiers (Vienne

9. Personnage considérable, d'origine bretonne et devenu poitevin par son mariage avec Anne Mourraut, il était capitaine de Lusignan dès 1464

un exemple typique de cette passagère perplexité : ayant reçtr l'ordre formel du roi de ne laisser entrer personne dans la p'ace dont il a la garde ^ il a juré d'obéir ; et, quand il apprend la venue prochaine du nouveau duc de Guyenne, il se demande quelle attitude il devra observer, s'adresse en toute hâte au roi et le supplie de lui faire connaître ses intentions,. « attendu qu'il n'y peut laisser entrer le duc de Guyenne qu'il ne soit le plus fort » -. Dans des temps troublés, et avec un maître tel que Louis XI 3, n'était-il pas de la plus élémentaire prudence de redoubler de précautions ?

Cependant Charles de France a tenu à renouveler son traité d'alliance * avec le duc de Bretagne (10 juillet 1469). Il a prêté serment au roi, en présence du chancelier d'Oriole ^. Il partage son temps entre La Rochelle, Saintes et Saint-Jean -d'Angély ; il semble avoir affectionné plus particulièrement cette dernière résidence ^. Il donne son avis sur les cas difficiles qui se présen-

et chargé des réparations que subit peu après le château (Bibliothèque nationale, ms, français 6737, f« 33). Il l'était encore à la fin d'août 1467 (Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest, 2"= série, t. XX, 1897, p. 434). Il fut par la suite sénéchal de Poitou (Lettres de Louis XI, t. IV, p. 39) et mourut le 2 août 1488 (Archives communales de Poitiers, E 22). Paul Guérin lui a consacré une très longue notice biographique dans les Archives historiques du Poitou, t. XXXVIII (1909), pp. 103-107, et xxxiii- XXXIV. Voir aussi Archives départementales des Basses-Pyrénées, E 78 et

1. On rencontre une obsei'\'ation analogue dans le récit, absolument contemporain, du voyage en France de l'ambassadeur tchèque L. de Rozmital, publié par Schmeller [Bibliothek des literarischen Vereins de Stuttgart, VII, 1844, p. 60) : « Ea urbs (Lusignanum) est régis imperio subjecta et adeo diligenter custoditur ut nullus in eam, nisi regias habens litteras, intromittatur, ideo quod rex Francie, nullam prêter eam, in eo tractu possideat, cum hostes habeat plurimos ».

2. Lettre du 18 octobre 1469 (Bibliothèque nationale, ms. français 20485, f« 130) ; copie dans le ms. français 6972, f« 317 v».

3. Le roi donna sans tarder, trois jours après, l'autorisation demandée, ordonnant de faire une exception pour le duc de Guyenne et de lui remettre les clefs de la ville « si d'aventure il y venoit, pour ce que on se meurt en Xaintonge )) (Bibliothèque nationale, ms. français 6602, f» 24 ; publ. dans les Lettres de Louis À7, t. IV, p. 39.

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