‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 333 sur 598 · Archives départementales des Basses-Pyrénées, E · texte numérisé non relu

Archives départementales des Basses-Pyrénées, E

9. Chef-lieu de canton, arrondissement de Lectoure (Gers). — Fleurance, capitale du petit comté de Gaure, situé sur le Gers, à égale distance de Lectoure et d'Auch, avait été donné à la maison d'Albret par lettres de Charles VII (1425), confirmées le 28 octobre 1465 par Louis XI [Ordonnances des

de Gaure dont cette ville faisait partie ayant été attribué à Charles de France), et ^ un jour vint (20 septembre 1470) où le délégué ducal, Louis de Laval, lieutenant du sénéchal d'Agenais en Gascogne, alla par ordre ^enlever les armoiries d'Albret sur la croix qui marquait l'extrémité commune des deux domaines et les fit remplacer par les armoiries de Guyenne, avec défense absolue, sous peine de fortes amendes, de contrevenir à la décision qui avait rendu cette opération, obligatoire ^.

Mais bientôt Charles d'Albret meurt ; sa succession est recueillie par son petit-fils Alain ^ qui, venu en Gascogne pour recevoir l'hommage de ses sujets, peut devenir pour Charles de France un voisin gênant. Alain s'en vient à Nérac ^, chez sa grand'mère, et y trouve son oncle le seigneur de Sainte-Bazeille, qui émet la prétention de se dire aussi seigneur d'Albret et de faire hommage direct au duc de Guyenne pour ce qu'il lient de lui : d'où altercations. De là il se rend à Casteljaloux ^, où habite sa mère et où repose le corps de son grand'père. Il y reçoit un message du duc de Guyenne qui le prie de le venir

rois de France, t. XVI, p. 388), après les conférences de Riom et les services qu'il avait rendus au roi pendant la guerre en Bourbonnais. Mais il avait dû employer la force pour pénétrer dans cette ville qui refusait de le recevoir (Monlezun, Histoire de la Gascogne, t. IV, 1847, p. 348). Puis, ordre fut donné au sire d'Albret par le roi (18 avril 1466) de lui restituer la ville de Fleurance et le comté de Gaure, sous peine d'j»^ être contraint par la saisie de ses domaines (Archives départementales de la Haute-Garonne, B 4, f" 32). Faute d'avoir connu les documents indiqués ici, Sée (Louis XI et les villes^ p. 250) manque d'exactitude sur la question de Fleurance.

1. Le 24 juin 1469 ; et le même jour les consuls de Fleurance prêtèrent serment de fidélité (Livre de raison de Grégoire Percin, f'J 83, aux minutes de M"^ Ricaly, notaire de Fleurance, cité par Lagleize dans sa notice sur Fleurance sous la domination féodale des sires d'Albret {Bulletin de la Société archéologique du Gers, t. VIII, 1907, p. 306). D'après Monlezun, dans l'Annuaire du Gers (1858), Charles de Guyenne aurait rendu aux d'Albret le comte de Gaure et conservé seulement Fleurance dont il confirma et étendit les privilèges.

2. Archives départementales des Basses-Pyrénées, E 162 ; Pièce justificative no CIL

3. Dont A. Luchaire a écrit l'histoire (Paris, 1877, in-8). Cf. les instructions données à ce sujet, le 9 novembre 1471, par Alain d'Albret à M. de Pompadour et à Jean des Cars pour agir en sa faveur auprès de Louis XI (Bibliothèque nationale, collection Doat, vol. 222, ff. 159-161).

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