Chef-lieu de canton, arrondissement de Bazas (Gironde
2. Nous avons vu plus haut (p. 302) que la seigneurie de Villandraut avait été donnée par Charles de Guyenne à Claude de Montfaucon ; elle passa ensuite à Galard de Durfort {Archives historiques de la Gironde, t. L, 1915, p. 159). — La capitainerie de Fleurance fut d'autre part attribuée à Jean de Menou par lettres du 18 février 1470 (Idem, t. XXV, p. 26).
3. Archives départementales des Basses-Pyrénées, E 84 ; Pièce justificative n" CXXXI. — Duclos (Histoire de Louis XI, t. II, p. 334), et Luchaire {Alain le Grand sire d'Albret, p. 17), ont connu et utilisé sommairement ce document, qui est le rapport sur cette entrevueadressé au roi de France par Alain <l'Albret, le 9 novembre'1471. Il n'y a aucune raison d'en suspecter la véracité.
le sire d'Albret, inébranlable, ne se départit pas de la ligne de conduite qu'il avait adoptée. Une troisième tentative, qu'il fit lui-même une autre fois, en présence de plusieurs personnes, ne fut pas plus heureuse. Devant cette attitude qu'il sentait hostile, il alla jusqu'à le menacer, et au moment de prendre congé, exigea qu'Alain demeurât dans celles de ses seigneuries qui étaient sous la dépendance du duché de Guyenne. Alain d'Albret, étant à Tartas ^ le 9 novembre 1471, écrivit au roi pour lui raconter l'entrevue de Casteljaloux, le priant d'intervenir pour que cette fâcheuse situation prît fin. Les événements ultérieurs se chargèrent de la régler. Mais que penser de ces entretiens successifs où le duc, essayant vainement de peser sur Tesprit d'un vassal à qui il croit en imposer, se heurte à la* ténacité d'un homme décidé à résister jusqu'au bout, quoi qu'il puisse advenir ?
Les terre et seigneurie de Mauléon de Soûle furent l'objet d'un grave et long litige. Le comte de Foix - en jouissait en titre régulier depuis la concession qu'en avait faite à son aïeul Gaston le roi Philippe YI en 1339, et surtout depuis la reprise qu'il en avait lui-même opérée par les armes sur les Anglais. Louis XI lui en avait octroyé officiellement la possession en 1465, tout en refusant obstinément de lui reconnaître des droits sur cette seigneurie qui paraissaient incontestés ^. Quelle ne fut pas la déconvenue du comte de Foix lorsqu'il apprit que, par ordre exprès*, le roi de France incorporait cette terre de Mau-