‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 341 sur 598 · SON ENTRÉE A PÉRIGUEUX · texte numérisé non relu

SON ENTRÉE A PÉRIGUEUX

privilèges et libertés octroyés par ses prédécesseurs roi et duc d'Aquitaine lorsqu'au son nom le sénéchal de Rennes, Olivier du Breil ^ avait été chargé par Odet d'Aydie, le 18 mai précédent - , de représenter le duc pour prendre possession du pays et avait reçu le serment de fidélité des maire et consuls de Périgueux, ainsi que de ceux de Bergerac ^. Charles de France, fidèle à sa parole, ordonna une enquête, dès le 30 avril, pour faire vérifier les privilèges de la ville de Périgueux, à la confirmation desquels s'opposait le syndic des trois Etats de Périgord *. Le consentement et le maintien des privilèges furent obtenus de l'évêque, du chapitre de la cathédrale Saint-Etienne, du chapitre collégial de Saint-Front, de l'abbé de Brantôme ^, de Raymond de La Balme, juge-mage de Bergerac, de quatre consuls de cette même ville ^, de Colas d'Auton, écuyer, seigneur de Bernarlière ", et de Michel Peyronnenc, seigneur de Montréal ^ (15 mai) : tous s'accordèrent à dire que ces privilèges et exemptions n'étaient que la juste rémunération des grands services rendus à la couronne et à la province par les habitants de Périgueux, et que, « attendu la pauvreté d'icelle ville et cité, les faire contribuer « es aides et impozt mises ou à mettre » leur seroit chose insuportable « et la toute désertion et deppopulation des dites ville et cité et dommaige de tout le pays de Périgord » ^. Au mois de juin suivant, Charles de France signa les lettres de confirmation sollicitées, qui furent

1. Olivier du Breil de Chalonge, conseiller successif de plusieurs ducs de Bretagne, procureur général en 1442, trésorier de Bretagne en 1457, sénéchal de Rennes en 1466, chargé de missions et négociations à Paris (1458), à Rome 1462, en Angleterre (1465-1466), mourut en 1479. Les historiens de la Bretagne Dom Lobineau et Dom Morice parlent fréquemment de lui, mais on ignore généralement le rôle qu'il joua en Guj'enne. La famille existe encore. Cf. René Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, t. VI (1893), p. 209.

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