‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 348 sur 598 · RÉUNION DES ÉTATS · texte numérisé non relu

RÉUNION DES ÉTATS

Périgord ^ d'Agenais - et de Quercy^; et derrière eux, debout, les nobles et les délégués des villes, au nombre desquels on cite M. de Fimarcon *, les maires de Bordeaux et de La Rochelle.

La tenue des Etats se poursuivit jusqu'au 2L On aborda quatre questions principales présentées par le chancelier et aussitôt mises en délibération ^.

En premier lieu, le duc de Guyenne fit demander, par sa voix, si le duché était régi et gouverné à la satisfaction de tous, et s'offrit, si la justice n'y était pas sagement rendue, à faire appel aux plus vertueux et clairvoyants personnages du pays, gens d'église, nobles et lettrés, éloquents, épris de vérité et craignant Dieu, pour remédier aux défauts qui seraient signalés à son attention, son désir étant de recourir aux mêmes moyens qu'employait le feu roi son père. En second lieu, le duc sollicita l'avis des États pour la garde des places fortes qui défendent le pays, tant sur mer que sur terre et le long du cours des rivières, et dont l'entretien coûte plus cher que les revenus de ces mêmes places. En troisième lieu, comme il a dû, pendant son séjour en Bretagne et dans les heures d'adversité, emprunter çà et là, pour son entretien et celui de ses fidèles, diverses sommes d'argent que le moment lui semble venu de rembourser loyalement, il s'est vu dans la nécessité de demander aux Etats de lui voter un subside extraordinaire de 120000 francs ^, payables en trois ans, et dont la charge sera répartie sur tous au prorata de leurs facultés respectives, suivant estimation des gens les plus expérimentés. Enfin, — quatrième point, — le dvLcr

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