‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 349 sur 598 · Jean de Belmon de Ruffec · texte numérisé non relu

Jean de Belmon de Ruffec

4. Jean de Lomagne (voir ci-dessus p. 313). Son père Odet de Lomagne était sénéchal d'Agenais et de Gascogne en 1443 (Bibliothèque nationale, ms. Clairambault 782, ff. 167 et 171 ; Archives départementales de la Gironde, B 2 provisoire, f' 88 v»).

5. Archives départementales du Lot, B 1159, f» 101 (Registre d'audiences de la sénéchaussée de Martel).

6. Et non 26000 francs, comme dit Lacoste dans son Histoire générale de la province de Quercy . L'erreur provient d'une mauvaise lecture, qui a fait confondre VI^^ et XXVL

réclama l'assistance des ecclésiastiques présents à la réunion pour savoir si la Pragmatique Sanction devait être appliquée à son nouveau duché, se déclarant prêt à respecter les privilèges de l'église de Guyenne et à s'en rapporter, en cas de difficultés, aux gens de son Grand Conseil et des Grands Jours.

Nous savons que Charles de France obtint immédiate satisfaction par l'octroi qu'on lui fit du subside de 120000 francs *. Liquider les dettes contractées dans les jours malheureux était assurément le point le plus délicat, le plus urgent, celui qui sans doute lui tenait particulièrement à cœur, d'autant que ses créanciers avaient dû profiter de la nouvelle situation pour réclamer avec insistance le remboursement de leurs avances. Il ne pouvait moins faire que de reconnaître les bons procédés des Etats à son égard en se montrant rempli de bonnes intentions pour ses sujets, tandis que ceux-ci profitaient de la circonstance pour obtenir quelques promesses -.

Si on le prie de ne faire supporter aucune charge nouvelle aux hôteliers, boulangers, vivatiers et autres gens de métier, il promet de ne point venir à l'encontre des droits de chacun sans s'en être très minutieusement informé, et d'éviter tout ce qui serait néfaste aux intérêts du pays. Si l'on demande que nul ne soit dépossédé des terres et seigneuries dont il a la jouissance paisible, il s'efforcera de ne tolérer aucune spoliation de ce genre sans connaissance de cause et sans en référer à justice. Si on le supplie de suspendre les commissions des francs-fiefs et nouveaux acquêts pendant une période de temps suffisante ^ pour permettre au pays de reprendre sa vie normale, après tant de charges supportées, il acquiesce à cette proposition * en fixant à quatre ans le délai qu'on eût souhaité plus long. Si l'on réclame la suppression des francs-archers, dont l'institution est jugée onéreuse et inutile ^, et auxquels il est facile de substituer des

Page 1