‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 396 sur 598 · CHANCELLERIE ET CONSEIL DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

CHANCELLERIE ET CONSEIL DE LA GUERRE

Ces instructions, fort bien présentées, sont complétées par d'autres qui concernent spécialement le fait de la guerre, et que l'on peut résumer ainsi: Les ordonnances du roi Charles VII sont le point de départ de l'organisation militaire du duché, et doivent y être observées dans leur ensemble ; les questions nécessitant l'avis du duc ne pourront être discutées qu'en sa présence, après que notification lui en aura été faite ; le conseil militaire sera présidé par le grand-maître et, en son absence, par le maréchal ou par l'amiral ; ce conseil sera composé, indépendamment de ces personnages, de Gilbert de Chabannes, Jean Aubin et Jean Carbonnel, du gouverneur de La Rochelle, du sénéchal de Saintonge, et du grand écuyer, assistés d'un secrétaire ; toutes les requêtes et suppliques relatives aux choses de la guerre seront renvoyées au sénéchal de Saintonge et au grand écuyer, qui en référeront au grand maître, ou, en son absence, à Gilbert de Chabannes ; l'expédition des instructions et des lettres missives appartiendra à Jean Aubin et au gou-^ verneur de La Rochelle ; le grand maître devra être informé de tout ce qui pourra venir à la connaissance de l'un quelconque des membres du conseil. Aux séances de ce conseil le duc assistera en personne une fois par semaine.

En présence des excellentes dispositions qu'une telle ordonnance suppose, et des résultats dont le pays pouvait être appelé à bénéficier, on n'a pas le droit de médire de l'administration de Charles de France en Guyenne. Si l'on ne parvient pas à glaner chez les annalistes contemporains des appréciations favorables sur cette matière, cela tient à ce que les chroniqueurs, préoccupés à peu près uniquement des événements politiques, diplomatiques ou militaires, n'accordent aucune attention aux questions de pure administration. A ce silence on peut rarement suppléer. Ici, nous avons la bonne fortune de rencontrer, dans une sorte de livre de raison tenu par le commandeur de l'ordre du Temple de Breuil en Agenais, et contemporain de Louis XI *, un éloge peu ordinaire, et d'autant plus significatif, des fonctionnaires de l'ordre judiciaire qui collaboraient à rendre au pays sa bonne renommée, au temps

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