‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 408 sur 598 · Archives municipales d'Agen, AA 13, n · texte numérisé non relu

Archives municipales d'Agen, AA 13, n

2. Idem, BB 18 ; document publié par Tholin, pp. 200-209 de son travail très approfondi.

3. Le texte qualifie Bernard de Goth de decretorum egregius professer.

4. Bibliothèque nationale, coll. Périgord, vol. 52, f» 286 (mention d'après, un enregistrement de l'année 1558).

5. Canton de Martel, arrondissement de Gourdon (Lot). G. « In consistorio castri ducalis ».

7. Bibliothèque nationale, coll. Périgord, vol. 52, f<' 286 V (analyse).

RRL.VnONS AVi:C LES VILLES DU QL'ERCY 365

ans le droit de souchel • sur tout le vin, le blé, le poisson, le drap et toutes sortes d'autres marchandises vendues en ville, pour en employer le produit à des réparations qu'elle jugeait nécessaires -.

Nous ne reparlerons que pour mémoire ^ de l'intérêt manifesté par Charles de France à l'Université, fondée par le plus illustre des enfants de cette cité, le pape Jean XXII. On a bien essayé * d'amoindrir le mérite de cette consécration fort méritoire, et d'insinuer que le duc de Guyenne avait dû se montrer si libéral uniquement parce qu'il se sentait menacé par Tambition et la haine de son frère. A dire vrai, on voit assez mal comment ses procédés à l'égard des professeurs et étudiants de l'Université de Cahors auraient pu mettre un obstacle aux mauvais desseins de Louis XI : confirmation et attribution d'avantages coïncident au contraire avec la période la plus calme de son administration. Pourquoi ne pas faire un rapprochement avec l'Université de Bourges ? Pourquoi ne pas reconnaître simplement de la part de ce prince un penchant naturel à être agréable à ses sujets, et en même temps ce grand amour des lettres dont nous possédons de sérieux témoignages, au lieu de chercher à diminuer l'effet de ses meilleures intentions ? Pourquoi lui dénier même l'honneur de s'être intéressé aux choses de l'esprit et aux sciences qu'on enseignait à Cahors ? Un auteur moins malveillant ou moins subtil aurait reconnu le fait, sans s'étonner de voir le duc de Guyenne octroyer simplement à cette Université ce que Louis XI lui accorda à son tour (en août 1472) et pria le pape Sixte IV ^ de lui confirmer au mois de mai 1473.

Quelque temps après le départ de Charles de France, on vit arriver à Cahors un de ses maîtres des requêtes, Olivier

1. Ce droit de souchet existait dans d'autres villes ; nous le retrouverons à Saint-Jean-d'Angély, et on peut le signaler aussi à Poitiers, à la même époque (Archives municipales de Poitiers, G 27-30), à Saint-Sever, et à Beaucaire (voir plus loin, p. 372, n. 2).

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