‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 407 sur 598 · Commune de Foulayronnes, canton dWgen · texte numérisé non relu

Commune de Foulayronnes, canton dWgen

5. Voir l'exposé complet qu'a fait de cette affaire G. Tholin, Ville libre et barons ; Essai sur les limites de la juridiction d'Agen (Paris- Agen, 1886, in-8 ; extr. du Recueil de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, pp. 53-63).

364 l'administration de la GUYENNE sous le duc CHARLES

dans le cas où cette saisie donnerait lieu à de nouvelles difficultés, la cause serait déférée aux gens des comptes et trésoriers à Bordeaux '. Ainsi prenait fin l'usurpation, et toute résistance de part et d autre fut brisée. On ne peut qu'approuver cet acte, qui fut accepté d'un commun accord et qui témoigne,. de la part du duc Charles et de ses représentants, d'un très louable effort de conciliation. Le 31 juillet suivant, la signature définitive du règlement - eut lieu à Agen, en l'église Saint- Etienne. Les représentants du duc de Guyenne qui instrumentèrent en cette affaire méritent d'être nommés : ce sont Bernard de Goth, juge ordinaire à Condom, et Pierre Le Tort,, avocat ducal ; ils avaient sûrement été choisis parmi les jurisconsultes les plus autorisés ^. Les Agenais trouvèrent un véritable soulagement à voir ainsi se terminer, par une transaction favorable à leurs intérêts, une querelle envenimée par un siècle entier d'interminables discussions.

En novembre 1469, Charles de France vidime et confirme les lettres de Louis XI (1461) et les lettres antérieures relatives aux privilèges et libertés de la vicomte de Turenne *. A la même date (27 novembre), Jean de Volvire, sénéchal de Quercy, certifie que le curé de la paroisse de Sarrazac ^, bachelier es droits, s'est présenté à Cahors ^, comme procureur de noble homme Agne de La Tour, vicomte de Turenne, et muni de pouvoirs en règle, pour réclamer cette ratification de privilèges et confondre tous les perturbateurs qui oseraient venir à l'encontre ' : ceux qui s'y risqueraient seraient punis d'une amende de 500 marcs d'argent au profit du duc.

La ville de Cahors eut sa part des faveurs officielles. Elle obtint, le 26 août 1469, l'autorisation de lever pendant douze

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