‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 429 sur 598 · RÉPARTITION DES DÉPENSES · texte numérisé non relu

RÉPARTITION DES DÉPENSES

officiers sont : un sénéchal, deux juges ordinaires (dont un à Figeac), deux procureurs (dont un à Figeac), deux receveurs ordinaires (dont un à Figeac), un contrôleur ^ un avocat ducal (à Montauban), un capitaine (à Gaylus), un viguier (à Figeac) -, un maître des œuvres, enfin un maître des eaux et forêts, d'ailleurs commun à l'Agenais, au Quercy et au Périgord 3. Chez tous les grands feudataires, les offices constituent une charge fort lourde *, et ici nous voyons les revenus absorbés presque complètement par le paiement des fonctionnaires, dont le nombre est disproportionné avec l'importance très relative des affaires et des sommes à percevoir. Mais ne fallait-il pas imiter le roi et multiplier les places ? Ne fallait-il pas aussi compter avec les habitudes locales, invétérées, peu faciles à déraciner, malaisées à combattre pour un nouveau venu ? On pouvait craindre que des modifications introduites dans un organisme établi, — fùt-il imparfait et accablé de superfétations, — n'allassent au contraire du but à atteindre, en semant des éléments de discorde ou de découragement chez un personnel trop enclin à s'acquitter de sa tâche avec peu de zèle. Rien ne nous autorise à penser d'ailleurs que le duc de Guyenne ait songé à réaliser des économies Sur ce chapitre ; les conseillers formant la petite cour au milieu de laquelle il vivait, et qui le dominaient, — nous l'avons vu quand il séjournait en Bretagne, — n'avaient nulle envie de se priver des services de fonctionnaires dont ils avaient su se faire des obligés.

Il convient au surplus d'ajouter que, dans le nombre des dépenses payées sur la recette ordinaire de la sénéchaussée de Quercy, on voit figurer un complément de gages pour le receveur général du duché, une quote-part proportionnelle de la pension de 60()0 livres attribuée au comte de Boulogne, l'achat d'une hacquenée.

1. En 1469-1470 ce contrôleur est mentionne, mais il n'y a pas de titulaire.

2. De même à Sault (Vaucluse), la vigucrie était l'équivalent d'un bailliage (G. Dupont-Ferricr, Les officiers royaux des bailliages et sénéchaussées, 1902, p. 43).

Page 1