Jean de Roye, t. I. p
6. Chef-lieu de cant., arrond^ de Péronne (Somme). Cf. Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms. 2000, f« 238.
7. A Ravenel, près de Saint-Just-en- Chaussée (Oise), Jean Herpin passe en revue, le 18 avril, les compagnies d'hommes d'armes de Jean de Volvire et de Henry de Lenoncourt, seigneur d'Haroué, fils du gouverneur de La Rochelle (Bibliothèque nationale, ms. Glairambault, vol. 235, ff. 149 et 151). A la même date (20 avril) Pierre Galant, commissaire délégué, passe en revue les douze archers chargés de la défense du château de Montoussé en Bigorre sous la charge du capitaine Artus de La Forêt (Idem, f» 153) .
8. Ce jour, le duc signe des lettres nommant Jean Le François, son éperonnier ordinaire, qui était originaire d'Amiens, maître du métier de lormier et éperonnier dans cette ville (Archives municipales d'Amiens, AA 6, fo 166 vo).
nouveau à Ham le 8 juin ^ et en part bientôt après 2. H est bien certain qu'il n'a pris personnellement aucune part à la guerre.
Mais cette guerre, funeste au duc de Bourgogne, a permis au roi de mettre garnison dans les villes de la Somme ; aussi Charles le Téméraire voudra s'employer à venger cet échec. Et voici que, tandis qu'il recrute de nouvelles troupes, il reçoit du duc de Guyenne une missive secrète, pliée bien menu, cachetée de cire, dont les trois lignes sont plus significatives qu'un long discours : « Mettez peyne de contenter vous subjectz, et ne vous souciez, car vous trouvères des amys ))^. Si le contenu de cette missive, rapporté par Commines, est exact, il ne faut chercher à l'expliquer que par le désir qu'avait Charles de France d'excuser sa participation plus ou moins officielle aux desseins royaux, et de se rapprocher du duc de Bourgogne pour obtenir la main de sa fille, comme on le lui conseillait.
Certains historiens accusent le roi de haine pour son frère*: la vérité est qu'il ne l'a jamais aimé, qu'il en fut toujours fort jaloux. D'autres au contraire témoignent une vive surprise de la longanimité royale à l'égard de ce frère, comblé de bienfaits et jamais satisfait : oublient-ils donc la conduite tenue par lui à l'égard du duc de Normandie ? Ne songent-ils pas à l'entêtement que mettait le roi à vouloir marier Charles de France, contre son gré, avec une femme qui ne lui fût point suspecte'^? Ne voient-ils pas l'espionnage constant qu'il exerçait sur la
^ . A ce moment Charles de France envoie un messager, Pierre de Beaulieu, à Provins, vers un homme d'armes de son ordonnance poursuivi pour excès et voies de fait (Bibliothèque nationale, ms. français 20404, fo 12).
2. Le 18 juin, un palefrenier du duc est venu présenter au roi une mule offerte par son maître : « A Mahiet..., pallefrenier des chevaulx de corps de monseigneur le duc de Guienne, XVI livres X solz tournois pour douze escuz d'or à lui donnez par le roy nostredit seigneur en faveur de ce que il a amené et présenté audit seigneur une mulle de par mon dit seigneur de Guienne son maistre » (Bibliothèque nationale, ms. français 6759, f» 71).