‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 470 sur 598 · Idem, p · texte numérisé non relu

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3. Archives départementales des Basses-Pyrénées, E 74 ; copie à la Bibliothèque nationale, coll. Doat, vol. 222, f* 154; publ. par Dom Martène et Dom Durand, Amplissima Collectio, 1. 1, col. 1602.

armes, pour résister à leur « danipnabîe entreprise », semble être en contradiction avec les intentions que ses ennemis lui prêtaient.

Le comte de Foix, quoique mécontent, n'est pas davantage, dit-il, coupable de noirs desseins. Jean de Foix écrit de Montde-Marsan au roi, le 28 août \ pour protester, au nom de son père et au sien, contre les termes d'une lettre que le duc de Guyenne a reçue du roi; il s'étonne qu'on l'accuse de propos qu'il n'a pas tenus, de projets qu'il n'a pas conçus; il n'a d'autre désir que de servir utilement le roi, et, comme il sait quel fâcheux usage on peut faire du billet le plus sincère et le plus innocent, il demande instamment- que le roi, après avoir lu le sien, le jette au feu ou le restitue au messager qui en est porteur. On peut juger ainsi de la confiance que Louis XI savait inspirer à ses correspondants.

Ses intrigues et sa malveillance, ses insidieuses propositions vont souvent d'ailleurs à l'encontre du but qu'il veut atteindre, et aboutissent à un résultat, toujours le même : grouper conti^ lui tous ceux qui ont à se plaindre de ses agissements, tous ceux qui se refusent à courber l'échiné sans protester. La coalition de ses ennemis, il la redoute fort, mais on dirait qu'il se fait un malin plaisir de la provoquer par sa conduite à leur égard.

Il est informé que les ducs de Bourgogne, de Bretagne et de Guyenne, d'autres encore, ont contracté une nouvelle alliance contre lui ; ils ont fait crier le ban et l'arrière-ban de leurs domaines. Il en avertit les bonnes villes à toutes fins utiles, le l'^' septembre-', et leur conseille de se tenir sur leurs gardes. Nous avons bien la preuve, par une lettre adressée ^ à Nicolas

1. I)om Vaissète, Histoire de Languedoc, iiouv. édition, t. XII, col. 146 ; cf. Henri Courteaiilt, Gaston /F, p. 346, et abbé Degert, Histoire des cvêques d'Aire (1908), p. 166.

2. « La chose qui plus l'a mal contenté [mon père], comme je venoye par deçà, s'a esté une lettre que vous avez escrite à Monsieur vostre frère. Plut à Dieu que jamais parole d'homme ne vous fist plus grant dommage que la mienne. Je suis ebahy pourquoj^ vous dites ces choses de moy, car je n'euz jamais vouloir que de vous servir. Je vous supplye qu'il vous plaise jetter ces lettres au feu ou les rendre au porteur. »

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