‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 473 sur 598 · Lettres de Louis XI, édition Vaesen, t. IV, p · texte numérisé non relu

Lettres de Louis XI, édition Vaesen, t. IV, p

5. Idem, t. IV, p. 294.— Cf. B. de Mandrot, Louis Xî, Jeun V d'Armagnac et le drame de Lectoure, dans la Revue historique^ XXXVIII, 1888, pp. 241-304.

6. Jean Deniyer, gouverneur du comté de Pardiac pour le duc de Nemours, avait promis l'appui de 40 lances sans compter nombre de combattants à pied et à cheval (Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms. 2000, f" 199 v'\».

7. Lettre de Jean de Blanchefort au roi, écrite de Tulle le 30 septembre 1471 : « Sire, nagueres vous ay rescript des nouvelles de par deçà, et depuis le seneschal de Cressi a fait mettre en la main de monseigneur de Guienne troys places deppendantes de l'evesché de Thulle, c'est assasvoir Rochemadour, Verac et Meronne. et sont lesdites places dedans la seneschaussiee de Cressi bien avant ; pourquoy ne peu y aller au contraire, dont m'a bien despieu, et a bien dit ledit seneschal de Cressy à des religieux qui sera icy lundi. J'avoye envoyé ung homme en Gress}' pour savoir des nouvelles, et lui demandèrent à l'entrée du pays dont il estoit, et il leur dit qu'il estoit d'ici auprès, et qu'il avoit affaire à aucuns de ses parens qu'il avoit de par delà ; ilz lui firent faire le serment qu'il serviroit monseigneur de Guienne, lui estant aux marches de par delà, encontre tous ceux qui puent vivre et

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dont Rocaniadour, situées aux confins et dépendant de l'évêché de Tulle '.

Mais aussi que ne raconte-t-on pas ? C'est à qui se fera l'écho des bruits les plus étranges. Le duc de Guyenne aurait fait mander Jean Mérichon, son lieutenant général à La Rochelle, pour connaître l'état d'esprit des Rochelais, accusés d'être animés de mauvaises intentions à son égard '-. Ythier Marchant et l'abbé de Bégar se seraient rendus auprès de Charles le Téméraire, dont ils doivent ramener la fille Marie en Guyenne avant qu'il soit deux mois -'. Ailleurs, le poison n'est certes pas étranger à la disparition de tel ou tel personnage compromettant. On affirme que Jacques de Nemours, cousin du comte d'Armagnac, aurait proposé à Antoine de Castelnau, seigneur du Lau, d'attenter à la vie du roi '-.

A cette époque, la ville de Caliors se trouva dans une situation assez périlleuse, s'il faut en croire l'historien Guillaume Lacoste -*. Dans les craintes de guerre prochaine, le duc y avait placé une garnison, dont la direction était confiée à un puissant seigneur féodal qui avait sa confiance, F. d'Ebrard de

mourir, et ne prochasseroit ù l'encontre de mondit seigneur de Guienne chose que ne fust ; et fut forcé qui fist ledit serment ; mais bien lui ont dit que, quant il seroit de par deçà, qu'ilz s'en rapporteroient à lui de le tenir ou de le lesser, quel que soit. liz font faire de grans sermens à leurs villes et à tous les genlilz lioramcs et autres, mais bien y a eu des villes qui ont fait response que contre vous ilz ne serviront pas. Sire, tout à ceste heure je sceu que monseigneur de Guyenne s'en vient en Perigort et en Cressi, et en fait l'on grant bruit de par deçà, et fait mettre garnisons par toutes ses places voisines de Limousin ; pourquoy me semble que ce seroit bien fait de y mettre de vos gens d'armes en cest bon pays de Lymosin ; et si survient rien de' nouveau de par deçà, à toute dilligenee le vous feré savoir » (Bibliothèque nationale, ms. français 2811, f" 114).

1 . Nous possédons les montres passées h Dax, le 27 octobre 1471, par Jean Carbonnel de Sourdeval, sénéchal de Bazas et capitaine du château delà Lune ù Bordeaux, des vingt hommes d'armes et quarante archers étant sous la conduite du sénéchal des Lannes et capitaine de Dax, Colinet de La Croix ; et celles qui furent passées par Jean Herpin, à Agen, le 28 novembre, des hommes d'armes et archers conduits par Robert de Balsac (Bibliothèque nationale, ms. Clairambault, vol. 235, H". lôO et 161).

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