‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 474 sur 598 · Lettres de Louis XI, t. IX, p · texte numérisé non relu

Lettres de Louis XI, t. IX, p

5. Histoire générale de la province de Queraj, t. III (1885), p. 431.

Saint-Sulpice, tandis que les sénéchaux de Beaucaire et de Toulouse, Rauffet de Balsac et Gaston du Lyon, commandaient les troupes royales, bientôt menaçantes. Ces derniers mandèrent aux consuls de Cahors, hésitants sur la conduite à tenir et fort inquiets, de prêter le serment de fidélité au roi; les consuls aussitôt de répliquer qu'ils n*y pouvaient consentir san^ manquer à leurs devoirs envers le duc de Guyenne, que d'ailleurs, en reconnaissant ce dernier, ils n'avaient fait que suivre l'exemple des autres villes du duché et de leur évêque, et qu'en l'absence de l'évêque dont ils invoquèrent l'autorité, ils ne pouvaient se résoudre à modifier leur manière d'être sans son consentement. A une seconde démarche, qui se fit plus pressante, ils répondirent avec moins d'assurance, et se contentèrent d'envoyer un messager à l'évêque pour lui demander conseil. L'évêque, se sentant sans doute le moins fort, céda. Les sénéchaux de Beaucaire et de Toulouse firent alors leur entrée à Cahors, suivis d'une nombreuse escorte, tandis que les Etats de Quercy, réunis à Caylus, abandonnaient à leur tour le parti de Charles de France ^.11 en allait être bientôt de même à Montcuq, à Lauzerte, à Gajarc, dans tout le Quercy et le pays environnant.

Le même historien ajoute qu'à cette époque si troublée pendant laquelle les habitants de Cahors se demandaient quelle ligne de conduite ils devaient suivre, le sénéchal de Quercy Jean de Yolvire, venu dans cette ville pour défendre les intérêts du duc Charles, se serait fait remarquer par son énergie et l'appel à la résistance qu'il conseillait aux habitants, leui rappelant le serment de fidélité par eux prêté au duc, les incitant à ne pas se déshonorer par un parjure. Pour mieux les convaincre, il présentait publiquement au peuple une enfant, la propre fille du duc de Guyenne, qui était fiancée au fils même du sénéchal ! Belle scène dramatique en vérité, dont je n'ose affirmer l'authenticité, et dont la légende a bien pu s'emparer,

î. Malgré cette soumission au roi, on vit encore en 1472 (d'après Lacoste, p. 433) le duc de Guyenne juger un procès que l'évêque de Cahors avait intenté à Raymond d'Ébrard de Saint-Sulpice, abbé de Marciîlac, à Guy de Gastelnau-Bretenoux, chanoine de Cahors, et au prieur de la Chartreuse de cette ville, en raison de leur refus de payer un droit de procuration ou de visite jugé excessif.

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