Chef-lieu de cant., arrond' de Nontron (Dordogne
2. Elle ne pouvait être que très jeune en 1470, année où son père n'avait lui-même qu'à peine vingt-quatre ans ! Le contrat de mariage est du 5 octobre 1470 (Archives nationales, T 189^» , n" 1).
3. François était fils de Jean de Voîvire et de Catherine de Combort, mariés en septembre 1450. (Jean eut, après (Jatherine de Combort, trois autres femmes : Jeanne de La Rochefoucauld |1491', f^rançoise d'Amboise (1504), Anne du Chastelier). 11 mourut presque nonagénaire en 1541 (Archives nationales, T 189^5 , n" 1). Parmi les ancêtres de ces Volvire ou Veluire.on peut citer Maurice, seigneur de Chaillc (Bibliothèque de la ville de Poitiers, coll.DomFonteneau, t. XXV. p. 213, et Archives historiques duPoitou, t. XI). Voir aussi, notamment sur le meurtre de Jean, Archives historiques du Poitou, t. XXXV (1906), p. 345.
4. En considération de ce mariage, le duc lui fit don de la seigneurie de Montcuq en Quercy ; et ce fut Jean Herpin, maître d'hôtel du duc, qui. par lettres données à Saint-Sever le 5 novembre 1471, reçut ordre de se transporter dans cette localité pour la transmettre à son nouveau seigneur (Original signalé dans le Caialoijue de la collection des lettres autographes du cabinet du comte de Fer..., vente Charavaj' des 3-5 décembre 18t)6, n" 161' ; Archives historiques de la Gironde, t. XVIII, p. 323.
5. Archives du château de Sourches i Maine-et-Loire) ; original cité par Ledru, Louis XI et Colette de Chambes (1882 ; extrait de la Revue de l'Anjou, S*" série, t. IV, p. 30).
receveurs des terres de Marans ' et de Ré -, et de la laisser jouir paisiblement de son droit de douaire coutumier sur les- ^ites terres. Un sergent, Jean Dupré, muni de ces lettres, se transporte à Marans et notifie l'ordre au receveur Pierre Pichon, qui oppose un refus formel et se laisse ajourner à la Cour des Grands Jours pour le 20 novembre ; de là, notre sergent poursuit sa mission et vient trouver Louis Leclergeat, receveur de Ré : même insuccès, même ajournement. Et lorsque, au jour dit, la Cour veut faire comparaître les deux receveurs, ni l'un ni l'autre ne se présente, et un nouvel arrêt (23 novembre) les condamne ensemble à l'exécution du précédent. Quelques semaines plus tard, les terres de Marans et de Ré étant cédées par échange au comte de Saint-Pol ^, celui-ci consent à transiger avec Colette de Chambes (30 janvier 1471) dans des conditions assez avantageuses pour elle ; mais la dame de Montsoreau ayant vainement attendu le règlement du traité ainsi conclu, Charles de France se décide à déléguer vers le roi son maître d'hôtel Guyot du Chesnay, avec des instructions précises *, à fin de réclamation. Le roi promet bien de s'en occuper, et annonce même à son frère l'envoi de deux conseillers pour enquêter sur la matière ^, mais peut-être avec la secrète intention de ne pas donner suite à cette affaire.
Sur les entrefaites, Colette de Chambes tomba malade, visiblement de la même maladie qui devait emporter son amant
1. « A Jacques de Savercy [voyage à toute diligence à Tliouars vers le sire de Bressuire pour prendre possession au nom du roi des places du vicomte de Thouars naguère décédé] et de là à Marans vers le gouverneur et officiers dudit lieu y estans de par monseigneur de Guyenne, leur porter lettres à ce qu'ils obéissent et donnent port et aide audit sire de Bressuire qu'ils laissent prendre possession des places dudit viconte de Thouars es marches d'illec » ^Bibliothèque nationale, ms. français 6758, f" 23).