P. Anselme, Histoire généalogique, t. I, pp
4. Jeanne de Guyenne vécut fort âgée, et les rois de France ne l'oublièrent pas. Charles VIII, en 1497, fait don de 60 livres tournois à « frère
religieuse dominicaine, devenue plus tard sous-prieure des couvents de Blaye et de Saint-Pardoux-la-Rivière ^ ; et Anne, donnée toute jeune en mariage - à François de Yolvire, seigneur de Ruffec •', fils d'un des chambellans et familiers de son père *.
Restée créancière delà succession de son mari pour les 8000 écus qui avaient constitué sa dot, la dame de Montsoreau ne réussit pas à obtenir de Louis XI la restitution de ce qui lui était dû, et Charles de Guyenne ne fut pas lui-même plus heureux en intervenant en sa faveur. Par lettres du 26 septembre 1470, consécutives à un arrêt de la Cour des Grands Jours de Bordeaux prononcé le 23 ^ il mande au gouverneur de La Rochelle de faire payer à Colette de Chambes les arrérages de 800 livres de rente, échus depuis le décès de son mari, par les
Jehan Tallajs, relligieux de l'ordre Sainct Augustin, pour ayder à vivre et subvenir aux nécessitez de madame Jehanne de Guyenne, relligieuse » (Archives nationales, KK 77, f» 81) ; et François I'*^' à son tour se montra généreux à l'égard de (( noble dame madame Jehanne de Guienne, soubz prieure de l'église et abbave de Saint Pardoux la Piiviere en Perigort » (Idem, KK lll,f'>45vo).