Bibliothèque nationale, ms. français 2899, f
3. Amos Barbot (Archives historiques de la Saintonge et de iAunis, t. XIV), t. I. p. 398.
celui qui venait d'accéder à leurs désirs et de renouveler la plupart de leurs privilèges.
Du moins les nouvelles de la santé du duc de Guyenne ne sont pas bonnes ^ mais toujours contradicloires : « les ungs le disoient en grand danger de mort, les aultres disoient que ce n'estoit rien » "-. Louis XI n'en poursuit pas moins son dessein. Il envoie le cardinal Jouffroy en Quercy, landis que le gros de l'armée royale demeure en Saintonge •'. Le 3 mai 1472, Yves du F'ou annonce au roi la capitulation de Cognac^ où commandait le sire d'Archiac, en lui prometlant de trouver de nouveaux partisans parmi les officiers du duc de Guyenne, et en sollicitant l'indulgence royale en faveur de Jacques d'Archiac'"', de Guy de Belleville, seigneur de Mirambeau, et du frère de l'abbé de Saint- Jean-d'Angély''. Mais le roi s'en montre au contraire fort irrité"': d'Archiac mérite un châtiment exemplaire, et l'indulgence marquée d'Yves du Fou à son égard n'est nullement de saison. D'autre part, le bâtard de Bourbon est invité à ne rien entreprendre contre La Rochelle, Saintes ou
1. Lettres de Louis XI, édit. Vaesen, t. IV, p. 284, 296, 299; Commincs, édlt. Lenglet-Dufresnoy, t. III, p. 165. — La signature de Charles de France, qu'on peut voir apposée à un document du 2 mai 1472 (Bibliothèque nationale, ms. français 20437, f^ 17), témoignage suffisamment de son état alarmant, déjà manifesté au mois de janvier précédent (Idem, Pièces originales, vol. 655, doss. 15391, n" 38). Elle est très sensiblement différente des signatures antérieures.